INTRODUCTION VU
de ce monde, il les manie et applique selon sa disposition occulte'. »
On a guillotiné Louis XVI, qui était passionné pour le bien de son peuple. L'innocence de Louis XVII n'a pas trouvé grâce devant les bourreaux de son père. Les |)aysans de l'Ouest, qui s'étaient levés pour conserver leur religion et leurs prêtres, étaient laborieux et honnêtes; loin de les pénétrer, l'immoralité et l'impiété du siècle ne les avaient même pas effleurés; ni leurs goûts, ni le souci de leur intérêt temporel ne les portaient aux aventures ; confiants dans leurcourage, ils n'avaient, en s'armant, obéi qu'à la voix de ce qu'ils croyaient le devoir ; les combats, les massacres, les supplices, ont dépeuplé leurs bourgs et leurs villages. Mystère de l'expiation qui veut que les victimes soient pures!
Combien, en revanche, de représentants en mission, et de ceux qui avaient fait couler le plus de larmes et de sang, ont vieilli dans les honneurs? Fouché, le mitrailleur de Lyon, qui plus tard montra presque du génie dans l'art de la trahison, a été longtemps l'un des ministres influents de Napoléon ; il a fait partie du Conseil de Louis XVIII, et ses descendants marchent de pair avec les plus grands seigneurs du royaume