l{egis(redu Comité révolutionnaire., P* 100 etsuiv
les juger, qui les acquitta faute de preuves'.
L'insurrection de Saint-Domingue avait commencé la ruine du commerce de Nantes; les arrestations de négociants et les pillages des magasins l'avaient précipitée; Carrier l'acheva. «Les capitaines de navires venaient, suivant l'usage, à Nantes pour les assurances. Ils se présentaient, et voyaient fermés tous ces magasins, dont les marchandises refluaient autrefois sur toute la République. Sur la déclaration que les négociants étaient incarcérés, ils prenaient la fuite dans la crainte d'être eux-mêmes incarcérés. De là, disette et misère. Cependant des négociants s'assemblaient encore à la Bourse pour empêcher la ruine totale du commerce et faire face à leurs affaires. Carrier en fut instruit; il menaça de faire rouler leurs têtes dans la poussière'-. »
Aussi Carrier ne faisait rien, ne décidait rien, et, quand il sortait de son repos, c'était pour commettre quelques sottises. Tel était, néanmoins, le respect des administrations pour lui que, lorsqu'une députation revenait sans avoir obtenu ce qu'elle était allée lui demander avec déférence, on consignait sur le registre : « Il n'a pu, jusqu'à ce jour, à travers la foule des aflaires importantes dont il est chargé, trouver un moment pour s'occuper de la réorganisation du District » ; ou bien : « Ses grandes occupations Tout empêché de s'occuper de l'affaire -^ »