‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documentsChapitre 102 sur 172 · Histoire parlementaire de la Révolution, XXXIV, 9Ç · texte numérisé non relu

Histoire parlementaire de la Révolution, XXXIV, 9Ç

refuserez pas d'entendre un malheureux père. Je déclare que ni moi, ni mon fils, n'avons demandé cette place ^ » Devant le danger Tamour paternel perd le sang-froid, et la preuve en est dans les paroles de JuUien de la Drôme. 11 présentait, comme un petit garçon presque irresponsable, un homme dont Tautorité avait dominé à Bordeaux celle dos représentants en mission, et qui n'avait fait usage de cette autorité que pour activer les travaux d'une Commission qui, selon Berriat-Saint- Prix, méritent dVHre cités même après ceux de Fouquier-Tinvilie^.

« La réaction qui suivit le 9 thermidor, dit quelque part Emile Souvestre, a fait prendre le change aujourd'hui sur la signification de cet événement. On y cherche une révolution de principes, lorsque ce ne fut en réalité qu'un complot de personnes. On a jugé la cause par les suites, qui étaient imprévues pour la plupart des thermidoriens. Ce ne fut point, comme on semble le croire maintenant, un brusque point d'arrôt dans la Terreur, mais un de ces changements dont la Convention avait donné tant d'exemples. Après le 9 thermidor, en effet, il eût été difficile de dire en quoi les vainqueurs différaient des vaincus^. »

L'année suivante, Joseph de Maislre écrivait, dans ses ComidérationJi sur la France : « L'histoire du 9 thermidor n'est pas longue ; quelques scélérats firent périr quelques scélérats. Sans cette brouillerie de famille, les Français gémiraient

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