‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documentsChapitre 11 sur 172 · Eod., XV · texte numérisé non relu

Eod., XV

Quelques jours après, il reconnaissait le service que lui avait rendu Boyer-Fonfrède en appuyant la motion de celui-ci de prononcer la destitution du général Biron*.

Sous prétexte que la droite tout entière était complice des Pétion, et autres représentants en fuite. Carrier aurait voulu que tous les députés de cette fraction de l'Assemblée fussent privés de leur indemnité journalière de dix-huit francs. Il en fit la proposition qui ne fut appuyée par aucun de ses collègues^.

On sait qu'au mois de juillet 1793 la Convention qui, jusque-là, n'avait pas été avare du sang des royalistes, en était arrivée k lever aussi la hache sur les hommes du parti qui avaient travaillé avec le plus d ardeur et de succès à la destruction de la monarchie. Depuis sa réunion, cette Assemblée avait délibéré sous la pression des tribunes, remplies chaque jour de la lie de la populace. Pour complaire aux tribunes, qui représentaient le soi-disant peuple de Paris, ou plutôt par l'effet de la peur qu'elles lui inspiraient, la Convention avait condamné Louis XVI, établi le Tribunal révolutionnaire, et voté un certain nombre do mesures qui procuraient k la capitale l'avantagi» de vivre dans l'abondance aux dépens du pays. Los membres des administrations départementales et municipales de la province, et ceux mêmes qui professaient, comme les admnistrateurs de la Loire-Inférieure, les opinions républicaines les

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