Bulletin du Tribunal ré vol., VII
MONTAIGU, CIIOLET, NANTES 47
connaissait pas, et qui le conduisitdans un cul-dosac, dont il ne pouvait sortir qu'en revenant sur ses pas. Il se laissa alors couler tout le long d'un mur, qui faisait partie des vieilles fortifications de la ville, abandonnant son cheval, sa ceinture et son panache. Le lendemain, on nous ramena à Beaupreau son chevalet ses décorations. Nous le crûmes mort, lorsque nous le vîmes reparaître dans la matinée du 19. Ce fut la première fois que nous le vîmes à Tarmée. Il retourna à Nantes ^ »
Le 19, le même jour, il partit deBeaupreau avec Westermann et une centaine de cavaliers, et éclaira la route de cette ville jusqu'à Nantes, où il arriva le lendemain. « Notre arrivée à Nantes, dit-il dans une lettre datée du 20 octobre, a porté la consolation dans Tâme des patriotes, et consterné les contre-révolutionnaires. Comme je vais faire triompherles uns et porter de grands coups contre les autres, je tâcherai de rester ici quelques jours. Je vais faire en sorte aujourd'hui de faire fusiller les grands coupables, ceux qu'on a trouvés nantis des instruments de rébellion. Tout ira, mais, foutre! il faut des exemples terribles^. »
Etait-ce simplement pour se faire valoir qu'il prenait ce langage, ou fit-il réellement, dès le Ionmain de son arrivée, fusiller des prisonniers sans jugement? Je n'ai pas rencontré de traces de cette exécution.
La victoire de Choletavait été regardée, à Nantes, comme une victoire décisive qui réduisait les Vendéens à une complète impuissance, et la nouvelle