‹ J.-B. Siméon ChardinChapitre 173 sur 308 · La Mère laborieuse · texte numérisé non relu

La Mère laborieuse

Toile. Hauteur om48, largeur om38.

Une jeune femme, à gauche, de profil à droite, assise sur une chaise de bois, au dossier de laquelle est accroché un sac à ouvrage, vêtue d’une robe blanche, à rayures grises, d’un tablier et d’un châle blancs, coiffée d’un bonnet blanc, orné d’un ruban bleu, les ciseaux pendus au côté, montre une tapisserie à une petite fille debout devant elle en robe et bonnet blancs, et corsage bleu. Au premier plan, à gauche, un chien carlin, couché, et un coffret; à droite, un dévidoir sur la base duquel la jeune femme appuie ses pieds chaussés de bas bleus et de mules roses. Au fond, une cheminée, sur laquelle sont des vases, et devant, un, écran.

Exposé au Salon du Louvre en 1740, ne 60 (voir p. 7). Gravé par Lépicié la même année, par Lemoine et à l’eauforte par Ch. Jacque.

Acquis avec le suivant par Louis XV au prix de 1.800 livres, d’après Mariette. Cette dépense ne figure pas dans ENGERAND.

« Le dimanche 17 novembre 1740. M. Chardin, de l’Académie royale de peinture et sculpture, fut présenté au roi par M. le contrôleur général, avec deux tableaux de sa composition que Sa Majesté reçut très favorablement. Ces deux morceaux sont déjà connus ayant été exposés au Salon du Louvre au mois d'août dernier. Nous en avons parlé dans le Mercure d'octobre suivant, sous le titre: La Mère laborieuse et le Bénédicité ». (Mercure de France, novembre 1740.)

Ces deux tableaux ne figurent pas dans l’Inventaire de JEAURAT de 1760 ni dans les comptes publiés par ENGERAND. On y trouve, par contre, mention de l'acquisition de la Serinette et de la Ratisseuse de Chardin, au prix de 500 livres (ENGERAND, p. 79 et 80).

Ces deux tableaux figurèrent en la vente du marquis de Ménars.

No 08 de la Notice des tableaux du Louvre, par F. Villot.

No 9! du Cat. sommaire et du Cat. de MM. LAreNEsTRE et RiCHTENBERGER où ce tableau est indiqué par erreur comme ayant été acquis à la vente Chardin, celle-ci ayant eu lieu en 1781 et le tableau étant, d'après la gravure de Lépicié, dans le cabinet du Roi depuis 1740.

Une répétition au musée de Stockholm, no 784. Une autre répétition se trouvait dans la collection de La Roque, vendue en 1745 (cat. Gersaint, n° 190). Une autre se vendait avec la Gouvernante 30 livres 4 sols à la vente Chardin en 1780. Un exemplaire figurait à la vente Bruzard où il était adjugé 123 livres.

Bibliographie

Marierre, Abecedario, 1er vol., p.358. — W. BurGER, G.B.A., ire pér.., t. VII, p. 334 et 337.— Ch. BLanc, p. 6.— DE GoNcouRT, p. 179 et 180. — Bocmer, no 35, p. 35. — F. ENGERAND, p. 80 et 82. — H. pe CHennevières, G.B.A., 2e pér., t. XXXVIII, p. 58. — P. LeprIEUR, p. 614, ire col. — Lady Dire, G.B.A., 3e pér., t. XXII, p. 334, 391. — DE Fourcaup, R.A.A.M., 1899, t. Il, p. 407, 408, rep. p. 401. — O. MERsON, p. 306. — Lady

Die, p. 120, 125. — De Fourcaun, p. 25, 26, rep. d'après la gravure, p. 24 bis. — Ch. NormanD, p. 54, rep. d'après la gravure, p. 101. — G. SCHEFER, p. 59, 69, rep. p. 57. — Reproduit dans l'Art et les Artistes, juin 1907, p. 137. — M. TouRNEUx, G.B.A., 3e pér., t. XXXVIII, p. 91. — Jean Guirrrey, R.A.A. M., 1907, t. IL, p. 96.

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