MŒURS DU BON VIEUX TEMPS. 3II
amusements favoris de ce bon vieux temps de nos grandspères. »
Des hommes accoutumés à ces aimables plaisanteries devaient être terribles, on le comprend si l'on parvenait à exciter en eux la furie des passions politiques ou religieuses. Il ne faut pas jouer avec le feu. N'oublions pas non plus de faire la part de l'entraînement mutuel, de cette contagion de l'exemple et de l'émulation qui peut, à un moment donné, rendre folle et furieuse une foule dont tous les membres pris individuellement seraient les plus déboimaires des mortels.
Sommes-nous meilleurs et plus tolérants? je l'entends aflSrmer de tous les côtés. Dieu me garde d'y contredire. Mais le proscrit de Motiers y est bien peut-être pour quelque chose.
Une idylle douce et charmante a suivi la tragédie, et lui fait une opposition si heureuse, un épilogue si naturel qu'on ne saurait l'en séparer sans laisser inachevé le tableau du séjour de Rousseau à Motiers. Elle y tient d'ailleurs par