‹ J.-J. Rouseau au Val de Travers, 1762-1765Chapitre 90 sur 135 · LE PASTEUR DE COUVET · texte numérisé non relu

LE PASTEUR DE COUVET

serpents venimeux qui portent le poison de leur souffle où ne peut atteindre celui de leurs dents.

» Agréez donc, messieurs, avec mes très humbles remerciements de vos of&es, mes regrets de n'en pouvoir profiter. Je ne m'éloigne pas de vous en entier, puisque l'honneur d'être par votre choix membre de votre communauté m'impose des devoirs d'attachement et de reconnaissance qui me seront toujours chers et qui me rapprocheront de vous sans cesse. »

A cette lettre, la commune répondit le 25 octobre :

« La communauté de Couvet, très sensible â Phoxmeur que vous lui avez fait par la vôtre du 15 du mois passé et qui lui a été remise par M. le capitaine Châtelain du Val de Travers, m'a ordonné de vous en remercier, et de vous dire qu'autant elle est sensible à vos bontés et à votre amitié, autant elle esrmortifiée que, par les circonstances actuelles, nous ne puissions jouir du bonheur de vous avoir au milieu de nous.

» Agréez, je vous en prie, les vœux sincères que tous les membres font et ne cesseront de faire en votre faveur et continuez-nous l'honneur de votre souvenir et de votre protection.

» Pai l'honneur d'être, etc., etc.

» J. H. Berthoud. »

Cette correspondance m'a fait devancer les temps. Retournons un peu en arrière afin de reprendre à son commencement l'histoire lamen-

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