‹ J. J. Rousseau, ses amis et ses ennemis (volume 2)Chapitre 47 sur 63 · GRIMM · texte numérisé non relu

GRIMM

Grimm [F.-N. baron de), critique célèbre, né en 1725, à Ratisbonne, d'une famille obscure, vint jeune à Paris, comme gouverneur des fils du comte de Lehocnberg, et se lia avec les littérateurs et les philosophes de l'époque, surtout avec Diderot et avec J.-J. Rousseau. A partir de 1755, il entretint avec rimpératrice de Russie et différents princes de l'Allemagne une correspondance littéraire remarquable, à laquelle il doit en partie sa réputation. Il quitta Paris en 1790, et se relira à Gotha, où il mourut en 1807, ministre de Catherine II auprès des États de la basse Saxe.

Automne 1757 *.

Le départ de madame d'Epinay est reculé ; son fils est malade, il faut attendre qu'il soit rétabli. Je rêverai à votre lettre. Tenez-vous tranquille à votre Ermitage, je vous ferai passer. mon avis à temps; comme elle ne partira sûrement pas de quelques jours, rien ne presse. En attendant, si vous le jugez à propos, vous pourrez lui faire vos offres, quoique cela me paraisse encore assez égal, car connaissant votre position aussi bien que vous-même, je ne doute point qu'elle ne réponde à vos offres comme elle le doit, et tout ce que je vois à gagner à cela, c'est que vous pouvez dire à ceux qui vous pressent que si vous n'avez pas été, ce n'est pas faute de vous être offert. Au reste, je ne vois pas pourquoi vous voulez

1 Cette lettre-ci est bien connue. Elle est transcrite dans les Mémoires de madame d'Épinay et dans le IX* livre des Confessiotis. Voyez dans ce môme livre tout ce qui s'y rapporte.

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