‹ J.S. Bach (volume 2)Chapitre 7 sur 64 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

'i. J'exprime ici toule ma reconnaissance à M"'» DUckmann qui a bien voulu entreprendre ces travaux.

résidait à Celle. Le 3i juillet 1707, on le désigna comme ancien de la communauté réformée \ Il était aussi musicien de la troupe ducale, sans doute claveciniste.

Spitta cherche comment Bach parvint à pénétrer dans ce milieu musical. Les concerts n'étaient pas publics. Pour Spitta, le seul personnage qui ait pu l'introduire à Celle était l'organiste de la ville, Arnold-MelchiorBrunckhorst. Bach n'avait peut-êlre pas encore assez d'assurance pour oser se présenter de lui-même à la cour où, écrit Gregorio Leti, on était toujours accueilli si l'on prenait « l'habit d'un homme de guerre, d'un chasseur ou d'un musicien" )>.

Par ces études de l'art français, Bach témoignait encore de son désir d'atteindre aux principes mêmes du talent de GeorgBohm qui, dans ses œuvres, adopte des formes de composition et des « manières » françaises.

Son séjour à Lûneburg et ses voyages à Celle durent aussi la familiariser avec des œuvres italiennes. La bibliothèque de la. Michaeliskirche de Lïmeburg possédait quelques compositions de Monteverdi, nous l'avons déjà dit. On y trouvait

1. Je dois ce renseignement à M. le pasteur W. Deiss, que je remercie pour ses recherches dans les archives de la communauté réformée de Celle.

2. Abrégé de l'Histoire de la maison sérenissime de Brunswick (1G87), p. 327.

encore des pièces de Carissimi, d'Alessandro Grandi, d'Albrici, de Rovetta, de Pietro Torri, etc. * A la Johanniskirche se trouvaille premier livre des Caiizoïii de Girolamo Frescobaldi (i583-i644)> dans l'édition de Bartolomeo Grassi (1628). L'opéra II Paride de G. -A. Bontempi (1GG2) y était aussi, ainsi que la Musurgia universalisa' Athanâsius Kircher (i65o) où Ton peut lire tant d'observations sur la musique italienne, et qui renferme des exemples nombreux. A Celle, le duc avait eu à son service des musiciens italiens^.

Enfin, quand Bach allait à Hambourg, il assista peut-être à des représentations d'opéras, soit de Cesti, de Pallavicini, soit de Steffani, en qui le style allemand se mêle au style italien \ Pendant ces années de formation à Liineburg, il eut ainsi la faculté de se donner une culture musicale singulièrement étendue.

Les études classiques terminées, Bacli lui admis à Weimar parmi les musiciens de Johann- Ernst, frère de Wilhem-Ernst, duc de Weimar. Il entra comme violoniste au service de ce prince

1. W, Junghans. Programm des Johanneums :u Litiicburg (1S70), p. 28.

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