‹ J.-S. Duplessis, peintre du roi, 1725-1802Chapitre 126 sur 134 · Couturier, ancien notaire · texte numérisé non relu

Couturier, ancien notaire

46. Couturier (Mrae). Grâce aux croquis de G. de Saint-Aubin, on peut

identifier la plupart des portraits exposés par Duplessis au Salon de 1769; malheureusement le nom de Mrae Couturier est exactement placé entre deux portraits de femmes et on n’a aucune indication qui puisse guider un choix. Salon de 1769 (sous les nos 196 et 196).

47. Couturier (l’abbé Jean), supérieur du séminaire de Saint-Sulpice.

Signé et daté de 1 77 1 . Gravé par P. Maleuvre, 1772.

48. Croissi (le marquis de). Haut. 2 pieds 3 pouces ; larg. 1 pied 10 pouces.

Salon de 1775, sous le n° 1 23 .

4q. Delessert (M'"e Etienne), née Madeleine-Catherine Boy de la Tour.

Ovale. Haut. 0,73 ; larg. 0,60. J. -J. Rousseau lui adresse les Lettres sur la Botanique pour sa fille Marguerite-Madeleine. « Je me fais un tableau charmant de ma belle cousine (c’est ainsi qu’il appelle l’enfant) empressée à éplucher des monceaux de fleurs cent fois moins fleuries, moins fraîches et moins agréables qu’elle. » Lettre du 18 octobre 1771. C’est sans doute beaucoup plus tard, entre 1795 et 1801, que Duplessis fit le portrait de Mme Delessert, car elle paraît avoir une cinquantaine d’années, avec ses abondants cheveux gris surmontés d’un voile de soie ; sur sa robe de satin groseille, elle porte un fichu de gaze pékinée à revers de fines dentelles : une sorte de virago, malgi’é ses ajustements de jeune femme. N° 80. Exposition des portraits du siècle (1783-1883). Reproduit dans le recueil des Lettres inédites de J.- J. Rousseau, correspondance avec Mrae Boy de la Tour, publiées par H. de Rothschild, i8g2. Appartient au baron Rodolphe Ilottinguer.

50. Ducis, secrétaire de Monsieur et associé à l’Académie de Lyon. Né à

Versailles en 1733, mort en 1816. Salon de 1777 , sous le n° 121 ; dessiné à droite de la page du livret par G. de Saint-Aubin.

51. Ducis, l’Américain. Ovale. Haut. 3 pieds sur 2 pieds 6 pouces de large.

Il s’agit vraisemblablement de Georges Ducis, procureur au siège royal de Saint-Louis, à Saint-Domingue, et frère de Louis-François Ducis, le poète, d’après une généalogie de la famille que me communique M. André Girodie. Dans certaines provinces, on donnait et on donne encore aux gens pour surnom, sans doute afin de mieux les distinguer les uns des autres, le nom du pays où ils ont voyagé et habité. Salon de 1785, sous le n° 46-

52. Duplessis (J. -S.), peint par lui-même. Haut. o,5q ; larg. 0,49. Daté

de 1780 et signé. Salon de 1781, sous le n" 76. N" 80 du cat. du musée de Carpentras.

53. Duplessis (J. -S.), peint par lui-même. Vu de face, habit couleur de

bure, à grand collet : gilet garance avec fleurettes brodées aux revers, cravate et jabot de batiste, longs cheveux gris. Appartient à M. J. Joly, à Versailles, dont le père l’a acquis à la vente après décès de Marie Rodier, veuve de Duplessis.

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54- Duplessis (l’abbé Claude-Siffrein). Oncle du peintre, prêtre bénéficier de l’église de Saint- Siffrein de Carpentras. Haut. 0,72; larg. o,58. A longtemps passé pour le portrait de l’abbé Arnaud. Au musée Calvet d’Avignon, qui l’a acheté 200 francs, le 22 novembre

55. Louis Dussieux. Un des rédacteurs du Journal de Paris. Haut. 0,94;

larg. 0,78. « Il est debout, de face, vu jusqu’à mi-jambes, accoudé du bras gauche sur une commode dont le marbre porte un journal (dont on peut lire le titre Journal de Paris') et une pendule de bronze doré. Il appuie contre la cuisse sa main droite, le bras allongé. Il aune jolie tête au teint vif, sous sa perruque poudrée et une spirituelle expression avec sa bouche fine et ses yeux illuminés de malice. Il est vêtu d’un habit gros bleu à boutons de métal, d’un gilet bleu à rayures brodées d’or et d’une cravate blanche formant jabot... Au fond, une étoffe de tenture à rayure vert sur vert et une porte peinte en gris ». La biographie universelle écrit d’Ussieux, mais les notes de M. Rouiller montrent qu’il s’agit du même personnage, qui, à la Révolution, se retira à Pontgouin, près de Chartres; il y acheta le château des Vaux, se livra à l’agriculture, en 1795 fut élu par le département d’Eure-et-Loir au conseil des Anciens où il siégea jusqu’au 18 brumaire; il fit partie en 1801 du conseil général du département et mourut le 21 août i8o5 au château des Vaux. Polygraphe fécond, il paraît justifier le mot de Rivavol dans le Petit almanach des (jrands hommes: « Ce beau génie s’annonce par un débordement; tout fut de son domaine ». Sa traduction de l’Histoire universelle des Anglais en 126 vol. in-8, n’est qu’une partie de ses œuvres.

N° ig4 ducat, de la collection Sedelmeyer, vente déniai 1907, adjugé 12000 francs, reproduit dans le catalogue. Appartient à M. Ed. Allez.

56. Fontanel. Rédacteur au Mercure de France, d’après les Mémoires

secrets. Salon de 1779, sous le n° 129.

57. Franklin (tiré du cabinet de M. de Chaumont). Salon de 1779, sous

le n" 128, gravé par Chevillct, in-folio, en 1778. C’est la toile qui est au Muséum of fine Arts de Boston, d’après les renseignements obtenus de M. Morris Carter, Asst. Director.

58. — Un portrait du même appartient au docteur Alfred Pamard, à Avignon. Le catalogue de cette collection, imprimé vers 1820, chez François Chambeau, dans cette ville, cite ce portrait sous le n° 18 et dit : « C’est celui qui a été gravé par Chevillet. »

5g. — Salon de 1801, sous le n° 124. Gravé par Pierre-Alexandre Tardieu. Celte gravure révèle un détail du vêtement, qui est sans collet de fourrure, tandis qu’on le trouve dans l’estampe de Chevillet. De plus, dans le portrait de 1779, Franklin est en veste de satin blanc, d’après un compte rendu de l’époque.

60. — On en connaît de nombreuses répliques. Une au musée de Brest,

haut. 0,66 ; larg. 0,67 ; don de M. Félix Barret, en 1881.

61 . — Une autre, musée de Douai : « Notre tableau, écrit le Conservateur,

M. P. Bel lette, a bien les caractères d’une peinture originale et non d’une copie. Ovale; haut. 0,71 ; larg. 0,57. Franklin est représenté vêtu d’un large habit de velours rouge, garni de fourrure, et d’un gilet de même étoffe, d’où sort un jabot de batiste. »

62. — Une autre, de la collection de M. de Lamothe-Mas tin, à Avignon,

a figuré sous le n° 62 1 à l’Exposition de l’art provençal, à Marseille, 1907.

63. — Appartient au Dr Clifford Snyder, à Berlin. M. Labande en a rap-

pelé les origines, qui sont peu précises ; il tient ce portrait pour une copie exécutée dans l’atelier et sous les yeux de l’artiste, d’après celui de 1779.

64- — Le même écrivain en cite un autre dépendant de la succession de M'ne Brillon de Gouy, il lui paraît être la répétition de celui de 1801.

65. — Réplique inachevée ou copie, appartient à M. Furcy-Ravnaud.

66. — Pastel. M. John Bigelow, juriste et diplomate, ancien ministre des

États-Unis en France, de iS64 à 1867, qui est décédé au mois de décembre 1911, avait fait don de ce portrait à la Bibliothèque publique de New-York, dont il était président. M. Bigelow l’a fait graver par I.-D. Hall, pour la Vie de Franklin.

67. Freret Dericoür (Mmc). Haut. 2 pieds 6 pouces; larg. 2 pieds.

C’est parmi les dessins de Saint-Aubin, un de ceux qui permettent

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le mieux de reconstituer la physionomie de la personne représentée ; elle est tournée de trois quarts, décolletée en carré; assise, elle tient sur ses genoux un petit chien. Salon de 1769, sous le n° 198.

Garipuy (de). Ingénieur général de la province du Languedoc. Haut. o,65 ; larg, o,53. De trois quarts à droite, la tête de face, en buste. Habit vert bleu, gilet de satin blanc à fleurs. Appartient à M. Ch. Oulmont.

Gerbier (Pierre-Jean-Baptiste). Avocat au Parlement, né à Rouen en 1725, mort le 26 mars 1788. Ovale, haut. 2 pieds 6 pouces ; larg. 2 pieds, y compris la bordure. Salon de 1769, sous le n° 193 ; avait figuré à l’Exposition de l’académie de Saint-Luc, en 1764. Appartient à M. Gabriel d’Agier. Mme d’Agier, née de Guestiers, est une descendante de Gerbier. On le reconnaît dans les croquis de Saint-Aubin, mais sans l’indication du livret qu’il s’agit d’une toile ovale, on pourrait le confondre avec le Dr Majault; il est coiffé d’une perruque et porte des lunettes. M. G. Brière a étudié les deux bustes de Gerbier qui sont au Palais de Justice à Paris : l’un est le moulage d’un marbre de Houdon ; l’autre, en terre cuite, est attribué à J. -B. Lemoyne. Il a bien voulu me signaler le portrait de la collection d’Agier.

Gérenton de Saint-Vallier (le chevalier). Exécuté pour l’hôpital de Carpentras, en 1767 et payé 24 livres.

Gluck (le chevalier). Haut. 3 pieds 2 pouces ; larg. 2 pieds 6 pouces. Signé et daté J. -S. Duplessis, pinx. Parisis, 1775. Donné à la galerie impériale de Vienne par Mme Gluck après la mort de son mari. Une lettre de Gluck, datéede Vienne le 1 2 mars 1775, adressée à l’abbé Arnaud, et appartenant à la collection Malherbe, léguée au Conservatoire de Paris, précise l’époque où ce portrait a été fait et montre que le compositeur ne s’en désintéressait pas : « Je vous prie de me faire savoir, écrit-il, si M. du Plessi finira mon portrait pour le Salon ou non. »

Salon de 1775, sous le n° 126, gravé par Miger. Les Petites Affiches du 9 juillet 1782 annonçaient la mise en vente chez le sieur Lemarchand, d’un portrait de « M. le chevalier Gluck » par Duplessis. C’est l’un des portraits ci-après :

72. — « Représenté assis auprès d’un bureau, appuyé sur une pile de livres ; il est vêtu d’une robe de chambre, un foulard autour du cou», d’après le catalogue de la collection Félix Doisteau. Haut. o,85; larg. 0,70. A figuré à l’Exposition universelle de 1878, n° 6g A du cat. (larg. 0,68 seulement). Il appartenait alors à Alexandre Dumas fils, cpii l’avait payé 5oo francs. A la vente de la collection Doisteau, il a été adjugé 8900 francs ; a été à l’Exposition du xvme siècle à Berlin. Appartient à M. le Dr Tuffier.

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78. — Haut. o,3i ; larg. 0,24, connu sous le titre de Gluck improvisant. A figuré à l’Exposition faite au Palais Bourbon, en 1874, au profit de la colonisation de l’Algérie par les Alsaciens-Lorrains, n° i4o et à celle des portraits du siècle, 1 883 , n° 81. Appart. à M. L. Yiardot.

74. — Toile, haut. 0,67; larg. 0,67, en buste, de trois quarts, tête de

face, veste et gilet de velours vert ; perruque, grandeur naturelle. A figuré à l’Exposition de 1874 au Palais Bourbon, n° 1 39 ; à l’Exposition universelle de 1878, portraits nationaux, n° 695. Appartenait à Mme veuve Erard et provenait de la galerie de Sébastien Érard.

75. — « Il est vu de face, ses yeux bleus levés, brillant d’inspiration. Son

visage plein, que l’âge a déjà marqué de sillons, s’encadre de cheveux souples et poudrés. Il est vêtu d’un habit de soie bleu paon, qui s’ouvre sur une chemise blanche à jabot », d’après le catalogue de la collection Félix Doisteau. C’est, dit M. L. Roger-Milès, une étude faite sur nature pour le portrait où Gluck est représenté improvisant au clavecin. Pastel, ovale, haut. o,53 ; larg. o,43. A figuré à l’Exposition des Cent pastels (1908) sous le n° 16. Adjugé 71000 francs à la vente Félix Doisteau.

76. — Dessin à la sanguine. Haut. o,43 ; larg. o,35. En buste, de trois

quarts, à droite, habit ouvert sur le jabot de dentelle. Appartient à M. André Dormeuil, qui l’a acquis de M. A. Beurdeley.

77. Gualtéry (le chanoine). Portrait exécuté pour l'hôpital de Carpentras

et payé 2 4 livres en 1750.

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