BIOGRAPHIE
MICHEL SOROLNICKI.
Dans le cours de cette histoire , nous avons plusieurs fois parlé de Michel Sokolnicki. Cet homme honorable à beaucoup de titres, savant, guerrier et patriote excellent , ami , maître de notre Sulksowki dès sa plus tendre jeunesse, appartient aussi bien à la France qu’à la Pologne.
Sokolnicki naquit dans le Palatinat de Pozna»* nie , le 28 septembre 1760 : sa famille était d’une ancienne noblesse ; le père de Michel-François
Sokolnicki était Starocte de Boguszcryce et porteenseigne du Palatinat de Gnezne ; sa mère s’appelait Ursule Poklatecka.
Michel Sokolnicki fit ses premières études avec le plus grande succès ; il les termina dans
la célèbre école des Cadets de Varsovie. —
Les sciences mathématiques et physiques l’occu-
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paient parliculièremeiît, — En. 1.780., il passa i, récole du Génie ; en 1 787 il fut promu au grade de capitaine , et fut appelé.à professer la topographie mililaire en Lithuanie. Quelque temps après, chaîné de faire un voyage scientifique , aux frais de l’État , il revint dans^sa patrie, fort des connaissances acquises dans l’étranger; il fut nommé lieutenant-colonel. 11 fit avec distinction la campagne de 1792. A peine l’immortel Kosciuszko leva-t-il en 1794 l’étendard de la liberté polonaise, que Sokolnicki alla déposer sur. l’autel de la pa-* trie la moitié de sa fortune, et forma à ses frais un régiment de chasseurs. Il se couvrit de gloire à la tête de ses braves à Radzymin et à Kamionna: Kosciuszko lui décerna une bague en or avec cette inscription : La patrie à son défenseur.
Il combattit sous Dornbrpwski dans la Grande- Pologne , et protégeait la retraite des débris de l’armée nationale entre Warsovie et Krakovie , lorsqu’il fut fait prisonnier et emmené à Pétersbourg. Il passa trois ans avec plusieurs de compatriotes dans cette capitale du despotisme 9 ils étaient gardés à vue par ordre de la cruelle Catherine II. — Échappé de prison , Sokolnicki put atteindre la France et fit partie de la légion
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polonaise SOUS le général Kniazieurcz ; on le regardait coinnie le bras droit de ce chef justement honoré. Après rarmistice dè Steger, Sokolnick\ conduisit la légion polonaise en Italie, s’unit à ses frères et à ‘Donibrowski. H ne reparût dans sa patrie qne lorsque Napoléon s’appuya sur «la Vistule , après avoir défait lès Prussiens à léna , en 1806. — Sokolnicki oi^anisa de nouvelles troupes, combattit à Dantzick et autres villes de la Prusse polonaise.
En 1809 , quand les Autrichiens envahirent le grand duché de Varsovie , le général Sokolnicki se surpassa dans celte mémorable campagne. Les batailles de Gora et de Sandomir lui acquirent une gloire immortelle. — En i8io, il fut nommé général de division , et fut appelé par Napoléon à Paris , où il se livra aux sciences et fut nommé membre de l’académie des sciences de l’Institut.
Sokolnicki fit auprès de Napoléon la campagne de 1812 et les suivantes, avec la plus grande distinction. — En i 8 i 4 , il commanda les nobles élèves de l’École polytechnique sur la butte de Saint-Chaumont. Cette intrépide conduite est di gne d’ètre inscrite dans les annales de la gloire et du patriotisme. En ramenant les débris de
IQO BIOGRAPHIE DE MICHEL SOKOLKICKI.
Farmée polonaise à Varsovie, Sokolnicki rendit
les honneurs militaires aux mânes de Stanislas
Leczsinski â Nancy , et il accompagna le corps du prince Joseph Poniatowski jusqu’à V^arsovie.
La mort qui épargna ce brave Général sur tant de champs de bataille, l’a frappé dans la journée du 2 3 septembre i8iG. — A l’une des revues militaires sur la place du palais de Saxe à Varsovie , un cheval fougueux en pleine course brisii la tête de Sokolnicki , qui mourut de ce coup sur la place même
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