ACTE V, SCENE XIII
Eh bien!...
Il était marié.
BORSELLE.
Marié !
JACQUELINE , avec des sanglots.
Maintenant, que le dirai-je encore, si ton cœur me repousse et demeure insensible ! que te dirai-je...
BORSELLE, à genoux.
Grâce! grâce!
Que te dirai-je I!
BORSELLE , embrassant ses genoux arec un cri de désespoir.
Pitié!!
JACQUELINE , le relevant.
Tu me crois donc?
BORSELLE.
Je te crois... oh!... et je vais mourir!
Non ! rassure-toi : ta grâce , Philippe ne peut la refuser...
BORSELLE.
Je te crois ! Supplice de l'enfer !.. Quand ma tête se brise, quand ma poitrine brûle et se déchire! !...
JACQUELINE , se penchant stirlui.
Mon bien-aimé !...
BORSELLE, l'attirant avec effort.
Un baiser! le dernier!...
JACQUELINE , se redressant avec torpeur. Ah ! ! ton visage est glacé ! ton front livide î Borselle! !
BORSELLE, expirant.
Le ciel me punit ! Je suis réprouvé !
Qu'y a-t-il ?
BORSELLE.
Adieu!... Cet anneau...
JACQUELINE , après avoir regardé l'anneau. Ah!... le poison!!
La porte de fer s'ouvre. Le duc de Bourgogne ^ le capitaine , deux conseillers et un homme tenant une torche , se rangent sur le palier au haut de l'escalier.
LE CAPITAINE , lisant.
« De par Monseigneur le Duc , à Messire France de Borselle il est fait grâce de la vie. »
Sa grâce !
Secouant Bofselle.
Borselle ! Borselle !
ployant qu'il est mort , elle le laisse tomber et se lève toute droite.
Ah!! malheur sur toi, Philippe! malheur! I!