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Jacqueline portant un long manteau, une coiffe élevée surmontée de la couronne ducale, des tresses pendantes. — Les pages s'arrêtent sur les marches des deux escaliers. La duchesse est appuyée sur Assoit , qui porte son faucon sur le poing . Elle se jienche sur la rampe du balcon. Assan se tient à droite , un genou en terre. — Les seigneurs au fond. — Les dames au pied du balcon.
JACQUELINE, avec douceur.
Vous voilà , mesdames ! je suis heureuse quand je vous ai toutes sous les yeux.
Elle tend lu main à madame de Saintraillv.
— Bonjour, comtesse.
46 JACOUELINE DE BAVIERE.
MADAME DE SAINTRAILLE , baisant la main de la duchesse.
Que ce jour soit calme et fortuné pour notre souveraine, comme le ciel est ce matin pur et radieux !
J'ai examiné votre tableau : c'est un génie paré des couleurs de Bavière qui répand un vif éclat sur les armoiries du Brabant.
MADAME DE SAINTRAILLE.
Le génie couronné de fleurs, c'est Madame. JACQUELINE.
Le peintre n'a pas vu son modèle! Des fleurs toutes fraîches à moi !... il vaudrait mieux, n'est-ce pas? une couronne fanée !
MADAME DE SAINTRAILLE.
Pourquoi ?
JACQUELINE, tristement.
Cela ressemblerait à ma vie.
MADAME DE SAINTRAILLE.
Quelle affligeante idée !
Oui , c'est faiblesse , c'est mal !
Apercevant les seigneurs et descendant du hnlcon.
Eh! messieurs les gentilshommes, vous êtes là et vous n'approchez point! Venez donc, vous êtes le cercle au milieu duquel j'aime le mieux à me voir. — On m'a prévenue de l'arrivée de vos frères d'armes, comte de Croy. Le duc mon auguste époux, quoique malade, les recevra au sortir de l'office , et nous assisterons à la réception avec plaisir et avec empressement. Avez-vous quelque pla-