‹ Jacqueline de Bavière; drame en cinq actesChapitre 85 sur 113 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

PHILIPPE DE BOURGOGNE , L'HOMME AU MAN- TEAU, JACQUES DE LALAINGjUN écuyer, pages dans le fond.

La chambre du Duc. — Une grande fenêtre au, fond. — Une table à droite et à gauche, — Des candélabres. — Un sablier. — Jacques De Lalaing écrit à la table à gauche. — .^4 la table à droite écrit un écuyer du Duc. — L'Homme an manteau se tient au fond. — Le Duc , au milieu, est assis dans un fauteuil.

PHILIPPE , à Vécuyer.

Est-ce fait?

L'écuyer achève d'écrire , remet au Duc deux papiers et s'apprête à sortir.

Un moment.

Le Duc à De Lalaing.

Jacques , il me faut un bon de vingt livres d'Artois sur ma cassette.

De Lalaing écrit. — Pendant ce temjjs, le Duc fait signe à l'homme au manteau d'approcher.

Tu es resté des derniers à la conspiration ?

L'HOMME

Je fermais la marche.

PHILIPPE

Celle lettre que tu as remise au maître des Compagnons bleus... elle était du comte de Croy, n'est-ce pas?

L'HOMME

Le maître s'est écrié en la recevant : « C'est bien son écriture ! »

PHILIPPE

Ne m' as-tu pas dit l'avoir reçue d'un serviteur du comte?

L'HOMME

Assurément... je la lui avais prise.

PHILIPPE

Tu es resté parmi les Compagnons sans te trahir ? L'HOMME.

Ce n'est pas moi que je trahis jamais!

PHILIPPE

Et tu as bien exactement retenu l'heure ?

L'HOMME

A minuit, si l'on n'a pas vu luire la torche.

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