‹ Jacques 2. drame historique en quatre actes et en proseChapitre 48 sur 51 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes , LE P. PITER.

LE P. PITE11, masque jusque-là par des soldats, s’approche en tremblant. Mon fils, à celte heure suprême , ne vous confierezvous pas aux sacremens de notre sainte croyance ?

MONMOUTn. Vous ici!.... vous!.... ali !

c’est le comble ! Qui vous envoie ? qui vous demande ?

LE P. PITER. .Mon zèle seul m’a amené près de vous , prince.

monmouth. Et l’espoir d'arracher à la faiblesse d’un mourant une confession que tu pourrais vendre à ton maître... Retiretoi , prêtre imposteur ! je n'ai point de foi

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dans un dogme dont tu es l’apôtre. Ali ! si un Dieu juste a voulu des interprètes entre lui et ses créatures, ce sont des cœurs purs et vertueux qu’il a dû choisir '....(Prenant Guillaume Penn dans ses bras.') Voilà, voilà les ministres que sa justice avoue. Voilà les hommes qu’il met sur la terre pour consoler, pour éclairer les hommes!.. ÇA Piler.) Toi , je t’accablerai , non de ma haine, mais de mon mépris... Infâme!...

venais-tu aussi voir couler mon sang?...

mon sang! je te l’ahondonne ; mais, réponds ici : qu’as-tu fait de celui de mon père ?.. . ( Piler terrifié est sur le point de s Vvanouir ; Mon mou /h continue.) Il ne sait que répondre, voyez, voyez sa pâleur mortelle. . . ne dirait-on pas que c’est lui qui marche au supplice, et moi qui suis le confesseur !. ÇD’une voix forte et solennelle.) Anglais, amis, soldats, je meurs dans la foi auglicane que vous révérez tous... dans le respect de l’évangile et l’espérance d’une vie meilleure.

(Piter sc retire défaillant, emmené par quelques soldats.)

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