SCÈNE IV
Les Mêmes, AMÉLIE.
ALBERT, à pari.
Allons ! je voyais trouble.
CERNOL, k Amélie.
Nous en avons le fin mot, ma chère.
AMÉLIE
Ah! Louise consent?
CERNOL.
Elle en pleurait de joie. Pas vrai, Albert?
ALBERT
Elle était fort émue, en effet.
JACQUES CERNOL CERNOL.
Voilà la moitié de la besogne faite... la plus facile, il est vrai. Et pour avoir raison du tout, il ne nous reste plus qu’à convenir de nos faits et gestes, durant cette nuit.
AMÉLIE
C’est décidément cotte nuit?
CERNOL.
Oui, oui ! assez de diplomatie en partie triple. J’aime les situations nettes. Le monde est mauvais, voyez-vous; il impute volontiers à mal ce qu’il ne comprend pas du premier coup. Un chef de famille doit songer à tout, et je ne veux pas que les assiduités de Maurice en arrivent à faire jaser les bonnes âmes qui compromettent leur part de paradis, en médisant du prochain-. Et puis, voilà huit jours que la maison de Paris n’a vu l’œil du maître, il est indispensable que j’y passe la journée de demain.
AMÉLIE, à part.
Demain !
ALBERT
Si tu veux, père, je t’accompagnerai...
CERNOL.
Toi ? pourquoi cela ?
ALBERT
J’ai quelques personnes à voir à Paris...
CERNOL, fia.
Ouais !... sois franc : tu te dis que les choses étant tirées au clair, cette nuit, Blinc ne manquera pas, dès demain, d’arriver le bouquet traditionnel à la main, pour commencer à faire sa cour, et...