ACTE TROISIÈME
FIRMIN
Ail!... Qu’esl-ce qu’il y a, voyons?
Il y a... il y a du vilain, ici...
FIRMIN
Je m’en doute.
LUCETTE
Ah!
FIRMIN
C'est facile à deviner. Cette chasse d’hier, que M. Albert a fait manquer, et à laquelle madame n’a pas assisté, sous prétexte d’indisposition.
LUCETTE
C’est la vérité.
FIRMIN
Elle était malade comme moi. Toute la nuit elle s’est promenée chez elle, pendant que de son côté M. Albert arpentait l’allée, sous ses fenêtres, comme s’il y eût été posté en sentinelle. Il ne faut pas être sorcier pour flairer du grabuge. Et si vous attendez quelque chose de moi, dites tout, quoi que ce soit, on y est fait, allez; les bourgeois c’est du si drôle de monde.
LUCETTE
Vous ne direz rien ?
Qu’cst-ce que j’y gagnerais?
LUCETTE
Eh bien, Firmin, il faudrait quand vous aurez conduit monsieur à la station, il faudrait ne pas dételer.
FIRMIN
A cause?
Madame s'en va.
LUCETTE
FJRMIN.
Pour de bon?
LUCETTE
Oui ; elle quitte la maison.
FIRMIN
Là !... vous ne m’étonnez pas, figurez-vous bien. Je l’ai parié de cent sous, au jardinier.
LUCETTE
Voyons, Firmin, peut-on compter sur vous?
C’est grave 1...
• LUCETTE
Ah ! ne craignez rien. (Montrant le paqnet.) Voilà tout ce qu’elle emporte, tenez.
1TRMIN.
Ça fend l’àme ! Mais elle est bien bonne aussi. C’est moi qui aurais dit au fils : « Ah çà! qu’est-ce que ça vous regarde? »