CHAMBRE DU TRÉSOR
ges. Il tenait de la main droite une banderole sur laquelle on lisait le mot SLairr. Les mots : ©irr. iotre. €.atre ^ étaient répétés en plus gros caractères au-dessus de la tête des deux personnages. Enfin, au bas du vitrail et de chaque côté de l'écusson armorié, deux banderoles reproduisaient, chacune comme il suit, la célèbre devise: 3. DotUane. Œofur». îliene. Jn.poesible.
. Une allégorie d'un tout autre caractère était sculptée dans le culot d'une nervure de la chambre du Trésor^ située au troisième étage de la grosse tour de construction romaine. La porte de cette chambre, à laquelle on arrivait par un escalier dérobé, était en fer et se fermait au moyen d'une serrure à secret très-compliquée. En face des croisées, qui ouvraient sur la place de Berri, était pratiquée une grande armoire dans laquelle a été longtemps cachée la sculpture dont il s'agit. Trois personnages occupent le premier plan. Au milieu d'une foret, un homme jeune, en costume de cour, la dague au côté, s'avance mystérieusement vers une dame à demi couchée sur des fleurs, vêtue avec une grande magnificence, et portant la main à sa tête comme pour en retirer une couronne. Il montre du doigt une fontaine , dont les eaux reflètent une tète également couronnée qu'on aperçoit dans les branches d'un chêne. Cette tête regarde avec une attention extrême la scène qui se passe à quelques pas ; elle est comme entourée de deux banderoles, qui semblent attendre une inscription. A gauche du spectateur, un fou, tenant d'une main sa marotte, rit
' Un libraire très-renommé vers la fin dn quinzième siècle par la supériorité des livres d'Heures qu'il éditait, Pierre Regnault, de Caen, portait dans sa marque (gravure sur bois empreinte sur tous ses livres) ces mots ; ^otte fl Caire. — [Manuel du libraire , par Brunet, t. IV, p. 784.)