‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 216 sur 359 · JEAN FOUCQUET · texte numérisé non relu

JEAN FOUCQUET

dessins, l'attitude naturelle, expressive, de ses persojnages, le charme de son coloris, ne rencontrent plus que des admirateurs^. Né, on le suppose du moins, vers 1413, Jean Foucquet fut successivement employé par Cbailes VII, et par Louis XI qui en fit sou peintre officiel*. A partir de 1475, toute trace de lui disparait. Ainsi en

Paris. M. de Bastard, qui a reproduit dans son ouvrage deux dessins de VÂiitiquite des Juifs : la prise de Jéricho et la construction du temple de Salomon , apprécie comme il suit le talent de Jean Foucquet:

« Quoique son faire le rapproche de l'école flamande, le style plus élevé de ses ouvrages et le goût de l'architecture qui s'y rencontre prouvt nt qu'il a vu l'Italie , et qu'il a fait de ses monuments une étude attintive. Sa manière d'ajuster est large et vraie; ses compositions sont ingénieuses et bien onlonnée»; il a plus de perspictive aérienne et linéaire qu'aucun de ses devanciers, que pas un de ses contemporains et que beaucoup de ceux qui l'ont suivi. Enfin, l'entente du clair-obscur ne lui est pas inconnue, et l'on se croirait, avec lui, aux temps de Léon X et de François l"^"", s'il n'avait con-ervé celle naïveté qui taraclérise le moyen âge, et qui donne parfois du prix à l'ignorance même. Chez lui, tout marche a l'action sans eftort, sans manière; les ajustements sont saisis d'après nature; rien dans les plis ne contrarie la forme et le mouvement ; les têtes fines et vraies d'expression sont d'une étunnanle variété. »

1 je citerai entre autres M. le comte de Laborde, M. Aimé Champollion-Fi^eac, M. A. Michiels, M. F. Bourquelot et M. Paidin Paris. A propos d'une miniature du manuscrit du Miroir historial. BI. Paulin Paris fait cette observation : « La grande figure du frontispice peut, à M mon humble avis, être comparée aux plus beaux ouvrages du Pérugin « et de Foucquet. « {Lts Manuscrits français, etc., t. Il, p. 3:24.) — Voir, à l'appendice des Évani;iles de la maison Curmer, plusieurs nolices très-iniéressantes sur Jean Fo'icquet par MM. de Viel-Castel, de Laborde, N allet de Viriville, Charles Louandre, Ferdinand Denis et Breniano. — Jean Fouciiuet eut deux fils. Louis et François, qui marchèrent sur les traces de leur père, mais sans l'égaler.

2 On lit à la dernière pa?e du manuscrit de Josèphe (Antiquités des Juifs) ces mots : > En ce livre y a neuf histoires, enluminées de la main <i du bon paintre et enlumineur du Roy Loys XI, Jehan Foucquet, na- « tif de Tours. »

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