‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 328 sur 359 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

en une fosse dan s laquelle les huissiers et sergents lancèrent leurs verges. Au même instant, un héraut d'armes s'avançant, dit à haute voix : «Dieu ait l'âme du Roy Charles VIP très-victorieux ! » prit sa masse et la jeta aussi dans la fosse. La retirant presque aussitôt, les armes en haut, il s'écria: « Vive le Roi Loysl)) Agenouillé sur deux ais dont on avait recouvert à la hâte la fosse de Charles VII, le vieux duc Charles d'Orléans fit une fervente prière, se leva et s'inclina deux fois profondément. Les autres personnes présentes défilèrent à leur tour devant la fosse en s'inclinant une seule fois.

La cérémonie était terminée *.

L'épitaphe suivante, qui a disparu depuis avec tant d'autres, fut gravée sur la tombe du roi défunt :

Cp gist le Uop Cl)arlfs 1133", très gloricuï, Uictoritur, et bten-serop, fils îiu Kow (CIjorUs SiV, qui rcjna tienteneuf oite, neuf mois et un jour, et trespûssa le jour be la illogîieleiuc, y.KlV jour be 3uillft. l'rtu iï\. (!îal€<EiCà"3.

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— « Vive le roy Loys ! » avait dit le héraut d'armes, en reprenant sa masse dans la fosse oii gisait Charles VIL

Rien ne manquait plus au bonheur du dauphin. Le roi son père était mort ; il allait régner à son tour,

1 Voyez dans Godefroj', Histoire de Charles VU, Jean Ghartier, p. 316 à 320; Jacques Doublet, p. 324; Mathieu de Coucy, p. 732 à 738.

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