‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 131 sur 327 · JACOUES C<£UR COMMISSAIRE DU ROI · texte numérisé non relu

JACOUES C<£UR COMMISSAIRE DU ROI

« disoit cstre sur lesdits greniers, afin d'y donuer ordre et « provision1. » Déjà, au mois de juin 1444, Charles VII le chargeait, conjointement avec Pierre du Moulin, archevêque de Toulouse, et Jean d'Étampes, trésorier et maître des requêtes, de procéder à l'installation du nouveau parlement du Languedoc3. Au mois de septembre suivant, Jacques Cœur figurait, avec Taniieguy-Duchatel, au nombre de? commissaires chargés de présider, au nom du roi, les états généraux de cette province. Les commissaires demandaient aux états un aide ou don gratuit de 200,000 livres. Les étatë alléguant leur misère, causée tant par la sécheresse que par les ravages des gens d'armes du bâtard d'Armagnac, parvinrent à faire accepter 160,000 livres3. Une fois l'imposition volée, Jacques Cœur fut chargé d'eu faire la répartition. D'après un acte autographe que I on a conservé, les états lui allouèrent pour ce travail une indemnité de 300 livres4. Depuis cette époque jusqu'au jour de sa disgrâce, Jacques Cœur fit chaque année partie des commissaires du roi près les états du Languedoc. En 1445, il était en outre désigué avec l'archevêque de Reims, le président du parlemeut de Toulouse et plusieurs autres, pour juger un différend que le comte Mathieu de Foix avait avec la noblesse et les peuples du Cooiiuges. L'année suivante, les états généraux du Languedoc, réunis a Montpellier, votèrent un don gratuit de

1 Bibl. itnp. Bfs*. Portefeuilles Fontanieu, nJi 119-120.

* Histoire du Languedoc, par un religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur(Dom Vaisactte), t. V, p. 3.

» Histoire du Languedoc, etc., t. V, p. 5.

* Catalogue de* livres imprimes de Jf. Leber, t. 3, art. 6,698. « La * signature de Jacques Cœur, dit M. Leber, est d'une élégance et d une « netteté qui prouvent que cet homme célèbre, le plus riche marchand «. et le premier nuancier de son siècle, était encore un excellent cal- « lipraphe. » Voirie fac-similé de cette signature uu chapitre sui vaut.

Page 1