ALLIANCES
chitccturc gothique, et la somptueuse demeure à laquelle les contemporains ne trouvaient rien à comparer en France, Jacques Cceur ne négligeait aucune occasion d'établir sa famille dans des postes importants et de fortifier sa puissance personnelle par des alliances considérables. Son frère, Nicolas, était chanoine de la sainte-chapelle à Bourges; en 1441, il le fit nommer évêque de Luçon. Jacques Cœur avait aussi une nièce et une sœur; Tune nommée Perrette, fut mariée à Jean de Village, qu'il avait associé à son commerce et qui était chargé de la direction de ses affaires à Marseille 1 ; l'autre avait épousé Jean Bochetel, secrétaire du roi, dont la famille a, plus tard, fourni des secrétaires d'État et des ambassadeurs8. Enfin, Jacques Cœur avait eu de Macée de Léodepart, sa femme, une fille du nom de Perrette, et quatre fils. En 1447, il maria la première à Jacquelin Trousseau, fils d'Artheau Trousseau, vicomte de Bourges, seigneur de Manille et de Saint-Palais, à qui elle apporta en dot, dit son contrat de mariage, « pour « tout droict de succession de père et de mère, de frère et « de soeur, tant qu'il y au roi t hoirs masles descendans de amasles, » dix mille livres en monnaie courante8. Deux fils de Jacques Cœur, Henri et Jean, avaient embrassé les ordres sacrés4. Henri devint doyen de l'église de Limoges,
1 Bibl. imp. Fonds Saint-Germain, n° 572. Procès de Jacques Cœur, p. 930.
* Histoire de Charles VU, dan» Godefroy, p. 865.
3 Bibl. imp., Mss, n° 572, p. 1 125 à 11 3» : Traicté de mariage de Perrette Cucur, fille de Jacques Cueur, avec Jacquelin Trousseau. Voir aux pièce* jusliilcatives. n° 4.
* « Jean Cœur avait étudié ès art* a lTniversiié de Paria. — En « 1 443-1 444 , il détermina comme bachelier, sous mai Ire Jean Béguin. « Sa Ooursc était de 10 sous pariais. — En M 4 5, au mois d'avril, il «< Tut inscrit au nombre des licenciés es-arts, et prit rang parmi les «< incipienirs, c'est-à-dire qu'il commença à régenter en r Université.