‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 68 sur 327 · ET JEAN BUREAU · texte numérisé non relu

ET JEAN BUREAU

« digne de recommandation perpétuelle1. » En peu de temps, la faveur des frères Bureau égala celle des plus puissants et leur suscita des envieux ; on leur fit un crime de leur naissance. Il importait sans doute à la France que les Anglais fussent chassés du royaume par des hommes comptant douze ou quinze quartiers. La science accommodante des généalogistes vint en aide aux deux frères, et ils prouvèrent que a leur père, pauvre cadet de famille, « estoit venu de Champagne s'habituer à Paris, par le mal- « heur des guerres, néantmoins qu'il estoit noble et sortyde « devanciers qui estoient nobles de toute ancienneté. » Jean et Gaspard Bureau lui étant très-utiles, Charles VII conBrma ces prétentions par des lettres patentes *. Les contemporains ont cependant persisté à donner à Jean Bureau une origine moins illustre. Un écrivain qui s'était trouvé & la cour avec lui en a laissé ce portrait : « Il y avait alors « dans les conseils du roi un homme qui était chargé delà « direction de toutes les machines et des appareils de « guerre destinés aux sièges, c'était maître Jean Bureau, « bourgeois de Paris. Issu d'une famille plébéienne, d'une « petite taille, mais grand par l'audace et le courage, il « excellait dans la disposition et l'emploi de ces ma- « chines*. » A la mort de son frère, Jean Bureau, qui avait

1 Jean Chartier, dans Godefroy, loc. cit., p. 117.

* Godefroy, dissertation sur les frères Bureau, p. 866 et suiv. de Y Histoire de Charles VU.

5 a Erat tune in ministerio régis Francorum, generaliter super omnes machinas et bellicos apparatus prmpositu»^ magister Joannes Bureau civis parisiensis, vir quidam plebeius et statura eorporis par vus, verum audax et animo magnus, qui in usu et exercitio hujusmodi machinarum, atque in eis convenienter ordinandis, valde industrius et peritus erat, ut pote qui jam per annos plurimos etiam sub Anglorum servitio et ditione, tati officia inenbuerat. » — Thomas Basin, De rébus gestis Carol. VII, Hb. V, cap. VI, dit dans le» Études sur le passé et Varenir deVartil-

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