Hymne, \\ 81-84; Hucher, appeler
5. Ibid.f y. 210-214. Ecaché, terme picard; voy. J. Corblbt, Glossaire étymologique et comparatif du patois picard. Paris, 1851, p. 376. Cf. Nicandre, p. 17, v. 24.
Subit faire ébranler k ce seul mouvement
Ores Tune plus fort et l'autre lentement,
Ainsi dedans le Ciel ta prudence divine
Soubz le cercle legier tous les Astres demeinc,
Faisant premièrement cheminer à loisir
Cil que tu as voulu pour ton honneur choisir»
Puis les autres après» les uns de grand* vitesse,
Les autres pesamment comme plus grands, si est-ce
Que tous en leur carrière accordent tellement
Que telz peuvent durer perpétuellement ^
Je cite, pour terminer, les vers consacrés par Grévin à ces jeunes filles de son pays qu'il a appelées ailleurs « tout Thonneur du séjour clermontois* ». 11 ne serait ni picard, ni de son temps, s'il craignait à l'occasion une pointe de gaillardise :
Soubz le crespe menu un tetin fretillart
Se pleinct secrettement d'estre attendant trop tard,
Et semble à qui le voit les bras au père tendre^....
Suit un gracieux tableau, qui renferme un joli vers :
C*est plaisir de les vcoir en un rond assemblées, Soit que d*un cancvatz rendent les troux remplis De diverses couleurs» ou facent mille plis Sur la toille emaillee en mainte et mainte ouvrage. Rien d'entre ellcB ne sort qu'amour et mariage* . L*une se mocquera de quelque mal apris Qui aura vainement son amour entrepris... etc.^
Qu'elles méditent les bons avis par lesquels Grévin interrompt leur babillage : il leur conseille de se méfier des apparences^ de ne pas se laisser prendre atl « velours » et à « Tappast de grand rebras de soye » , avec lesquels de beaux parleurs cherchent à les
i. Hymne, v. 107-120.