‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 214 sur 254 · Il, 309. Cf. Belleau, éd. M. L · texte numérisé non relu

Il, 309. Cf. Belleau, éd. M. L

lent une mention particulière : Charton*, médecin et principal du collège de Beauvais; destitué de cette charge à raison de son attachement au protestantisme, il se réfugia au camp de Condc, revint à Paris, et périt lors des troubles de la Saint-Barthélémy ; — Desneux', c'est-à-dire soit François Basse Desneux,Ie chirurgien huguenot, auteur du recueil manuscrit que j'ai plusieurs fois cité, soit un de ses fils; — Patouillet', celui-là même dont le nom remplacera celui de Grévin dans Tode de Bonsard : « Â Phébus, mon Grevîn, tu es du tout semblable »...•; — Anthoine Bertrand*; il s'agit d'un musicien, Antoine de Bertrand, deFontanges en Auvergne, qui fit paraître, en 1578, les Amours de P. de Ronsard mis en mmique à llll parties (en tête du volume, Bertrand reproduit le sonnet que Grévin a composé en son honneur); — D'Espinay\ Charles d'Espinay, abbé de Saint-Gildasen Bretagne, et ensuite évêque de Dol, envoyé par la cour de France, en 1560, pour des négociations au concile de Trente, avait fait paraître en 1559, chez Guillaume Barbé, un volume intitulé : Somts Amoureux par C. D. B. (c'est-à-dire par Charles d'Espinay, Breton), réédité Tannée suivante chez Bobert Estienne. A la fin de cet opuscule, aujourd'hui très peu commun, pour ne pas dire plus, on lit un sonnet de Bonsard, un sonnet de Des Autels et enfin un sonnet de Grévin. Je transcris ici, vu sa grande rareté, ce sonnet qui fut peut-être le premier essai de notre auteur dans ce genre :

Amour voyant Torgueilleuse Belonne Sans prendre fin attizer sa fureur, Et que desja le travail, le labeur, Nous transformoit ainsi qu'une Gorgonne :

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