II, 12, V
César, Les « gensdarmes » s'entretiennent de la puissance de César et de ses hauts faits, d'ailleurs en des termes qui rappellent plus la manière de Ronsard que la concision de Muret :
... Geste part ou le Soleil Retire son beau teinct vermeil Et Tor de sa perruque blonde, Hors les bras de la prochaine onde, Qui, se ridant en mille plis, Ore en œillets et ore en lis.
Et ore en roses vermeillettes Et mille petites fleurettes, Semble qu'elle face l'amour A Phebus le dieu porte-jour*.
Mais la fortune est inconstante, et après avoir cité à ce sujet des exemples historiques, les soldais expriment des craintes sur le sort de leur glorieux chef.
Acte IIL — Les pressentiments de Caipurnie, comme dajis l'ouvrage de Muret. L'épouse de César confie à la nourrice les terreurs dont elle est agitée :
Nourrice, je ne scay quel destin me menace :
Mais une peur tremblante en ma poitrine efface Tous les plaisirs passez'.
Récit du songe. Consolation et avis de la nourrice : le plus sûr est de se concilier les dieux par un acte religieux :
11 vauldroit beaucoup mieux par une obéissance Appaiser leur courroux, que plorer plus long temps . Se présenter à eux, et avecque Tencens Parfumer les autels des temples honorables :
Car, Madame, les dieux ne sont inexorables'.