‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 164 sur 262 · Renouard, op. cit., p · texte numérisé non relu

Renouard, op. cit., p

Dieu est vray que le tronc dcspouillé do Icuillage Demoura presque sec : mais ainsi qu'avec l'aage Toutes choses en soy prennent perfection.

Ainsi ceste accroissance au tronc plus tost ravie En nouveaux rejetons reprend nouvelle vie, Qui ne sera subjecte au nouveau tourbillon*.

En rapprochant ces vers des indications fournies par M. Renouard, on saura à quelle époque Grévin a dû les composer : c'est en 1556, ou peu de temps après, lorsque Robert 11 succéda a Robert I. On peut voir dans le placard ci-dessus décrit un souvenir d'une sorte de fête littéi^aire que les amis de Robert lui auront offerte dans cette circonstance (amis et parents : les Morel étaient alliés aux Estienne). Le placard ne porte pas de nom d'imprimeur; d'après l'inspection des caractères employés pour le verset de Salomon,etleur comparaison avec ceux de la fameuse Rible de 1540, ce feuillet ne viendrait pas des presses de l'imprimerie des Estienne.

Grévin fait les honneurs de l'Élégie III « à Jaques Pons, Lionnois* ». Pons, dont Brunet ne cite qu'un traité sur les melons « avec les commodités et incommodités qui en reviennent », était un médecin distingué. Il devint doyen du collège des médecins de Lyon en 1576, et écrivit un ouvrage contre l'abus de la saignée : De nimis licentiosa ac iiheraliore intempeatkaque sanguinis mmione... (Lyon, 1596). Ami de Grévin % il lui prédisait l'immortalité dans une pièce de vers latins qui précède les Jeux olimpiques *. Il lui disait : « Quxùsti monimentum xre perennim. » Le sujet de l'Élégie montre que Grévin s'entretient avec un confrère éclairé : inanité des pratiques divinatoires.

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