‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 90 sur 262 · Il, 1.*), V. 1*> sqq · texte numérisé non relu

Il, 1.*), V. 1*> sqq

i. Lmiuu'K. C'nn's rie fjfl)hfi!t(r('\ Parles tragiques nvanl ('orncille.

le d('clarer remarquable pour répocjne. Malgré quelques expressions prosaïques*, quelques traces de gaucherie' ou de manque de goût', malgré des comparaisons malencontreuses*, et surtout malgré l'abus de ces maximes que les auteurs du xvi' siècle aiment à mettre entre guillemets, les vers en maint endroit jaillissent vigoureux, pleins et sonores. Je voudrais donner comme exemple tout Pacte II, notamment le discours de Brutus% et plus encore celui de Cassius aux conjurés :

Je suis ai)j)arcillé pour vous y faire escorte

El fiietlr»^ le premier, quand il sera besoing,

Le courage en mon sang et la dague en mon poing.

Parlez, que tardez-vous*?...

Et cette ficre apostrophe qui vient ensuite :

Tu verras aujourdhuy, antique Palatin,

Eschinc saturnale, et toy mont Avantin,

0 Croupe Quirinale, ô grandeur Celienne,

0 Vimal ancien, et haulte Exquilienne,

Et vous arcs de triomplie, honneur d'antiquité,

Vous verrez aujourd'hui renaistre liberté''.

Surtout je ne puis omettre l'impétueuse exécration d'Antoine au Y acte :

J'invoque des Fureurs la plus grande fureur, J'invoque le Chaos de l'elernelle horreur, J'invoque l'Acheron, le Styx et le Cochyte, Et si quelque aultre dieu sous les enfers habite, Juste vangeur des maux, je les invoque tous, Homicides cruels, pour se vanger de vous... Et vous, braves soldats... etc.*.

Page 1