Il, 5, V
A. II, 2, V. 24-51; 5, v. 2-5.
dictateur et son lieutenant sur les avantages respectifs de la mansuétude et de la rigueur. César souhaiterait de tenir son pouvoir de l'afTection :
Je veux me faire aimer de Rome et de mon fds, Et, conquérant des cœurs vaincus par ma clémence, Voir la terre et Brutus adorer ma puissance.
Gré vin :
La douceur sied bien mieux pour finement combatre Le cueur audacieux d'un peuple opiniastre*.
Antoine professe Topinion contraire :
La bonté convient mal à ton autorité; De ta grandeur naissante elle détruit l'ouvrage. Quoi! Rome est sous tes lois et Cassius t'outrage!... Il faudrait être craint : c'est ainsi que Ion règne.
Grévin :
Ouy, mais si la douceur n'y est la bienvenue, La puissance sera par force maintenue... Et or vostre grandeur ne peult-elle suffire Pour dessus les Romains eslcverun empire^'/
(Plus haut, Voltaire s'était déjà souvenu de Grévin pour les paroles qu'il mettait dans la houche d'Antoine cherchant ù rassu ler César par le tableau de sa popularité : '< César, tu vas régner; voici le joui' auguste,... etc.^ »).
Au second acte. Voltaire commet une erreur historique dont Shakespeare se garde bien, et qu'il a trouvée toute faite chez Grévin. Dans Shakespeare, comme dans Plutar([ue, c'est Cassius l'instigateur et le vrai chef de hi conspiration : c'est lui cjni