XLI : La Cène, Anvers
XLII : Jésus parmi les docteurs, Mayence . . . XLIII : (?) Le mariage mystique de Ste Catherine, Madrid
« Soo d'oude songen Soo jiepen de joigen. »
La présente étude n'a pas le caractère d'un travail complet et définitif sur Jordaens. Elle s'adresse au grand public lettré plutôt qu'aux érudits et n'a d'autre portée que de contribuer à mieux faire connaître et apprécier le génie de l'artiste, en l'honneur duquel une exposition s'organise cette année à Anvers. ^ cet effet une importance au moins aussi grande aura été accordée aux illustrations qu'au texte même de cette monographie.
La partie biographique est principalement un résumé des données publiées depuis le XFII' siècle jusqu'en ces derniers temps et que je me suis efforcé de raccorder entre elles et de présenter autant que possible sous leur véritable jour. L'étude de l'art et des œuvres du maître demeure plus originale.
On ne pouvait songer à donner dans le cadre fort limité de cet ouvrage une analyse complète de tous les tableaux de Jordaens. D'ailleurs je me suis borné en principe aux œuvres qui m'étaient connues par autopsie, ou dont j'ai pu me procurer tout au moins de bonnes photographies. J'espère toutefois que les œuvres maîtresses du grand artiste n'auront pas été passées sous silence.
Dans la liste bibliographique j'ai renseigné aussi complètement que possible les ouvrages consultés. Mais je tiefis à mentionner spécialement les auteurs auxquels je suis le plus redevable : M. Max Rooses, qui a étudié le maître de très près et qui a déjà longuement parlé de lui dans ses grands ouvrages et
et dans plusieurs articles de revue ; M. F. Jos. van den Branden, dont la Geschiedenis der Aniwerpsche Schilderschool représente une source de renseignements inépuisable ; et M. H. Hymans, qui fournit d'amples et de précieux matériaux pour Vétude de Jordaens dans son article de la Biographie Nationale et dans d'innombrables notes disséminées dans ses écrits.
De nombreux directeurs de Musées et quantité de propriétaires de galeries particulières me fournirent avec une extrême bonne grâce les renseignements dont j'avais besoin, ou m'autorisèrent à faire photographier les tableaux du maître, fe regrette de ne pouvoir citer ici que quelques noms : le Comte Darnley, à Cobham Hall ; M. Lafond, à Rennes; M. James Paton, à Glasgow ; le Dr. Seidel, à Berlin ; M. A. Somof, à St.-Pétersbourg ; le Comte Wemyss, à Gosjord House ; le Dr. Zahradnik, à Prague ; le Dr. ZiMMERMANN, à Vienne, etc. etc. fe tiens à remercier tout spécialement le Prof. G. HuLiN, à Gand, qui eut non seulement l'amabilité de montrer le beau fordaens qui lui appartient, mais qui, au cours de l'entretien que j'eus avec lui, me communiqua quantité de remarques et d'observations, résultats de la longue étude qu'il a faite des œuvres de fordaens.
P. B. fr.
Anvers, fuin i^oj.