‹ JadisChapitre 55 sur 64 · A ANDRÉ CHANET · texte numérisé non relu

A ANDRÉ CHANET

I «A vie, hélas! pour lui, fut courte et bien amére! Ces rêves qu'au printemps, joyeux, nous caressons, Ne le visitaient pas, — depuis l'heure où sa mère Disait, pour l'endormir, ses plus douces chansons.

L'amour ne lui donna qu'une joie éphémère; (Il n'en eut, il est vrai, que les contrefaçons!) Et, toujours, poursuivant l'enivrante chimère. Il déchirait son cœur aux ronces des buissons.

Et nous lisions ses vers, admirant son génie. Tandis qu'il se tordait en ses nuits d'insomnie. Fiévreux, désespéré, ne croyant plus à rien...

Puis la Mort s'est courbée un soir sur son épaule ;

Et le poète a dit : « Demain, plantez un saule,

» Mes amis; sous son ombre, ah! je dormirai bien! »

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