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HAUTES

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Stewart !: aient signalé les « Saisons » parmi les œuvres qu'inspire la philosophie panthéiste. Mais on peut d'autre part opposer aux extraits cités plus haut bien des passages qu'il serait malaisé de concilier avec eux. Le poète de la Nature en était venu à cette conception — demeurée sans doute assez vague en son esprit — que le monde est un être, que toutes les créatures participent de la vie universelle, que l'esprit ou le génie humain est un reflet ou une manifestation de l’Être universel ?, que l'univers visible ou moral et l'esprit divin sont indissolublement liés et n’ont qu'une même existence. Mais, soit persistance presque inconsciente de l’ancienne foi religieuse etdes enseignements de l’école, soit concession prudente aux doctrines orthodoxes, notre panthéiste mêle à ces vues plus d’une invocation au Dieu personnel et providentiel des spiritualistes et des chrétiens :

« Comment oserai-je essayer de le chanter, lui qui est la « Lumière même... dont un seul sourire, à l’aurore du temps, a « rempli d’une clarté débordante toutes ces lampes du ciel °? » __ «Père dela Lumière et de la Vie! Toi qui es le Bien suprême, « à apprends-moi ce qui est bien... Sauve-moi de la folie, de « la vanité et du vice *...»

Parfois aussi les deux conceptions se mêlent dans un même passage. Dans «la complexe multitude des merveilles incessantes » la philosophie, dit-il, lui permet « de concevoir jus- « tement l’Être unique, celui qui n’eut qu’à dire un mot pour « que toute la nature alors s’animâtÿ ». — Le & Printemps » a aussi un passage dont le début est de pur panthéisme, et la fin d’un irréprochable déisme : « Salut, source de l’être! Ame « universelle de la terre et du ciel, Présence Essentielle, « salut! toi qui de ta main de maitre as touché l'Univers « immense et l’as rendu parfait... À ton ordre le soleil du « printemps éveille la sève engourdie°.... » — Du même

1. Dissertation préliminaire, servant de préface à la première édition de l « Encyclopédie Britannique », p- 147.

2. Winter, 594-591. Aussi À Poem lo the Memory of the Lord Talbot, 91-23; et On the death of Mr. Aikman, AAAALE

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