Spring
2. Ibid, 145, 146. — Ces deux hémistiches, d'un effet charmant, sont a opposer aux critiques qui n’ont pas su voir ce que le vers de Thomson peut prendre, à l’occasion, de grâce légère. Ce n’est pas seulement ici le rejet, mais aussi le rythme balancé de la phrase, et jusqu'aux trois labiales des derniers mots, qui donnent à cette courte phrase une valeur d'expression parfaite.
3. Spring, 814-816. — 4. Autumn, 313, 314. — 5. Ibid, 415, 416. — 6. Summer, 994-996. — 7. Spring, 155, 156. — 8. Autumn, 363-365.
9. Winter, 229-232. — L'effet de rapidité produit dans ces beaux vers descriptifs par les deux rejets et par l'accumulation des conjonctions, est encore accru par le contraste du début, lent et hésitant comme les premiers flocons de neige.
À dedans dent me
une valeur exceptionnelle? La fin de la phrase occupe alors le commencement d’un vers:
CREME LATE The sooty hulk
Steer ’d sluggish on !.
CR EE and, wilder’d o’er the waste The shepherd stalks gigantie ?.
On nl EL Tis silence all
And pleasing expectation 3.
SN Te loue: , how calm below The gilded earth #!
And last, while haply o’er the shaded sun Passes a cloud, he, desperate, takes the death With sullen plunge *.
Even where the madness of the straitened stream Turns in black eddies round 6.
tas de With quickened step
Brown night retires. Young day pours in apace 7. DAS RON à The precipice abrupt; Projecting horror on the blackened flood
Softens at thy return #.
Pons he Till, wakened by the wasp
They starting snap ?.
L’eftet très marqué de ce dernier exemple se retrouve dans d’autres fins de phrases en rejet où deux monosyllabes sont séparés par un mot plus long :
sea Ten Le Through subterranean cells Where searching sunbeams scarce can find a way Earth animaied heaves 10.
RE SR and from his sides The troublous insects lashes with his tail, Returning still !1.
À thousand shapes or glide athwart the dusk Or stalk majestic on !?.
Ces exemples ne nous ont pas montré le type Le plus accentué de rejet, celui qui renvoie au début d'un vers suivant le
1. Autumn, 126, 127. — 2. Ibid., 126, 727. — 3. Spring, 160, 161. — 4. Autumn, 1216, 1217. — 5. Spring, 428-430. — 6. Jbid., 817, 818. — 7. Summer, 51, 52. — 8. Ibid., 163-165. — 9. Ibid., 235, 236. — 10. Ibid.. 294-296. — 11. 1bid., 489-493. — 12. Ibid., 539, 540.
OT
qe er. RASE ar RS
se.
mot qui termine la phrase. C’est là un procédé un peu violent. Les « Saisons » en offrent quelques applications, mais en nombre fort restreint :
Near the dire cell the dreadless wanderer oft Passes 1.
Prone to the lowest vale the aërial tribes Descend ?.
As if their conscious ravage shunned the light Ashamed ?.
Prosodie.
Si de la langue de Thomson nous faisons une étude, non plus littéraire mais purement prosodique, nous remarquerons que la versification des « Saisons » est extrêmement régulière. Le vers héroïque y déroule ses iambes avec un rythme égal que viennent rompre assez rarement quelques infractions à la forme normale. Seul le premier pied est souvent autre chose qu’un ïiambe. C’est là, on le sait, une licence fréquente du vers iambique anglais. L'auteur y a recours, soit qu’il veuille placer en vedette un mot important (monosyllabe, ou polysyllabe accentué sur la première); soit qu’au début d’une phrase il entende marquer fortement le départ d’une période nouvelle; soit enfin qu’il cherche seulement à varier l'allure de ses vers, à éviter la monotonie d’une répétition ininterrompue du rythme. On remarquera, dans les exemples que nous allons donner et qui correspondent à ces trois effets, que le pied par lequel Thomson remplace l’iambe au début du vers est presque toujours un trochée.
1° Terme emphatique au début du vers :
Beat by the boundless multitude of waves “.
Roused at the inspiring thought à.
SL PNR Tee who to arms Turned the luxurious pomp he could not cure 6.
1. Summer, 213, 274. — 9, Summer, 1121, 11422. — 5. Autumn, 389, 390. — 4. Winter, 498. — 5. Ibid., 436. — 6. Ibid. 494, 493.
LES & SAISONS ». — LA PROSODIE. 469 Terror alarms the breast 1.
Truth the soft robe of mild persusasion wears ?.
TN dE the hollow-sounding plain Shakes from afar ?.
2° Syllabe accentuée au début des paragraphes :
Now, when the cheerless empire of the sky ‘.
Nature! great parent 5!
Father of light and life 6!
Hard by these shores, where scarce his freezing stream 7. Muttering, the winds at eve, with blunted point $.
These, as they change, Almighty father, these ?.
Nature, attend! join every living soul 1°.
3° Premier pied anormal pour introduire de la variété dans le rythme :
Renders the savage wilderness more wild 11.
Thinking o’er all the bitterness of death ??. Into the horrors of the gloomy jail 15.
Tous ces exemples sauf deux sont empruntés à 1” & Hiver ». Sur les 1 089 vers de ce chant, il en est 180 qui commencent par une syllabe accentuée. C’est une proportion d’un sixième, fort semblable à ce que donnerait l’examen de la même particularité chez les divers contemporains de Thomson "*.
La substitution d’une autre combinaison à l’iambe est beaucoup plus rare aux autres pieds. Une scansion exacte des 300 premiers vers de l’ « Été » nous fournit les résultats suivants :
1. Winter, 649. — 2, Ibid., 683. — 3. Ibid., 138, 139. — 4. Ibid., 41. — 5. Ibid., 106. — 6. Ibid., 217. — 7. Ibid., 936. — 8. Ibid., 988. — 9. Hymn, 1. — 10. Ibid., 31. — 11. Winter, 296. — 12. Ibid., 307. — 13. Ibid., 361.
14. Sommerville (The Chace) 1/6. — Savage (The Bastard, et divers fragments) 4/7. — Blair (passim), 1/6. — Young (Satüres et Night Thoughts) 1/9. — La proportion est plus faible dans The Hermit de Parnell : 1/43. — Chez Pope la fréquence de cette licence varie; elle va en augmentant des premières œuvres aux dernières : The Messiah 1/15, Eloisa 1/10. Rape of the Lock (fragments) 1/7. — Essay on Man (passim) 1/6.
Pour prendre un terme de comparaison différent, on peut noter, grâce au relevé fait par M. Beljame dans son édition de Enoch Arden, une proportion de 1/5, dans le petit chef-d'œuvre de Tennyson.
67 trochées au 1°" pied !; 2 au 2°?; ; au. 3° 2;6 au 424; —Al-pyrrhiques au 1° 5; 1 au 2° 6; 36 au ge ; 11 au 4e 8; — 8 spondées aude: 1 au 2e.
Ce sont donc, après les trochées au premier pied, les pyrrhiques au troisième qui forment l’anomalie la plus fréquente. L’explication du fait nous sera fournie par l’étude des césures dans les vers de Thomson.
es 300 premiers vers de l’ « Été « nous montrent : 21 césures après le 4er pied; 95 après le 2°; 72 après le 3°. Ce sont là les seules véritables césures;
16 coupes après le 4e; 107 coupes au milieu d’un pied 1°.
Enfin ce dernier chiffre se décomposerait ainsi :
Coupes dans le 1® pied, 2 11; dans le 2°, 92; dans le 3°, 74; — dans le 4e, 20 43: dans le 5°, 2 1#.
On voit combien est considérable la proportion des coupes au troisième pied, divisant les vers en deux hémistiches égaux, à la façon de la césure normale de l’alexandrin classique fran-
4. Vers 2, 6, 13, 14, 18, 24, 30, 38, 45, 55, 56, 63, 61, 14, 76, 18, 95, 103, 143, 115, 117, 196, 130, 131, 133, 137, 144, 155, 156, 159, 163, 165, 166, 168, 469, 170, 172, 180, 184, 188, 197, 200, 205, 207, 213, 215, 217, 28, 219, 220, 222, 226, 227, 228, 229, 238, 244, 243, 247, 250, 263, 210, 273, 274, 287, 294, 296,297: