‹ James ThomsonChapitre 205 sur 294 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les éditeurs de Thomson ont recueilli un certain nombre des pièces où s’exerçait son jeune talent. Ce sont ces premiers vers, on s’en souvient, qui inspiraient à quelques hommes de goût tels que sir William Bennett et Riccaltoun, la pensée que le jeune auteur avait en lui l’étoffe d’un poète de valeur ‘. Nous y trouverons donc l'intérêt qui s'attache aux promesses d’un génie en voie de formation. Nous y observerons la première floraison de ce talent dont nous avons étudié le plein épanouissement.

On sait que le jeune Thomson, avec une rare modestie, détruisait ces productions imparfaites ?. Quinze seulement ont survécu à l’autodafé annuel, et l’on y peut joindre les trois morceaux publiés en 1720 dans l'Edinburgh Miscellany.

La première constatation que suggèrent ces pièces, c’est, chez leur auteur, un vif amour des choses de la campagne, un don d'observation rapide et précise, et un réel pouvoir de

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