Essay on the Life of Thomson, etc
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conclusion qui s'impose : Thomson, alors même qu'il traduit le sentiment le plus sincère et le plus profond, ne trouve pas une forme littéraire où se révèlent la spontanéité, la simplicité ou l’ardeur des vrais lyriques. Il y a une indéniable franchise de sentiment dans plus d’un passage de cette pièce. On sent comme il le dit & qu’une douleur réelle inspire son cœur palpitant * » quand il rappelle les épreuves cruelles de sa mère :
La mort à fermé ses yeux toujours baignés de larmes,
Elle à enfin donné un séjour de paix à ce cœur lassé ?.
Nous retrouvons la sensation d’un souvenir douloureux dans le passage où il rappelle les adieux, sur le quai de Leith, de cette mère qu'il ne devait plus revoir. — Mais ces émotions revêtent le plus souvent une forme bien artificielle, bien littéraire ou bien pompeuse. C’est ici une réminiscence de Shakespeare que le poète adopte et développe comme pour un exercice d'amplification :
Elle ne ressent plus le sort désolé de la veuve,
Ni les cruelles épreuves que cache la pauvreté modeste, Ni le fléau du tyran, ni le mépris de l’orgueil opulent, Ni tous ces autres maux innombrables de l’indigence 5.
À côté des souvenirs d'école, les hyperboles et l’emphase de l’écolier :
Qu'à cette nouvelle la joie abandonne ses bosquets de roses Et que la douleur aux cris percants désole ces heures néfastes !,
ou encore :
Pourquoi donc ai-je été, puissances divines, réservé à ceci? Pourquoi n’ai-je pas à ce moment même disparu dans l’abime im- Englouti aussitôt par le flot impitoyable L [mense? Et à jamais enseveli dans une humide tombe *?
4: « True genuine Wwoe my throbbing breast inspires. » (v. 3.) 2: « And death has shut her ever weeping eyes;
Has lodged at last in peace her weary breast. » (8, 9.) 3. « No more the widow’s lonely fate she feels,
The shock severe that modest want conceals, Th'oppressor's scourge, the scorn of wealthy pride, And poverty’s unnumber’d ills beside. » (13-16.)