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Le 13 septembre 1737, le « Daily Advertiser » informait ses lecteurs que quatre jours auparavant James Thomson, Esq., l’auteur des « Saisons », avait, en compagnie du Dr. Armstrong, été reçu franc-maçon; Richard Savage, Esq., officiait comme maitre .
La représentation si longtemps retardée d'« Agamemnon » eut enfin lieu, à Drury-Lane, le6avril1738. L'auteur avait consenti, pour en finir avec les difficultés soulevées par les directeurs, à abréger la pièce *, notamment en pratiquant des coupures dans les longs discours où l’action risquait de s’enliser. Ce n’est pas du reste, s’il en faut croire Davies, la seule preuve de bonne humeur et de résignation facile qu’il eut à donner au cours des répétitions. Sa façon de lire le manuscrit avait causé chez les acteurs un tel accès d’hilarité qu’il dut prier le directeur de continuer à sa place celte lecture, « car, ajouta-t-il, si « je sais écrire une tragédie, je vois bien que je ne sais pas la « lire * ». Quin jouait le rôle d’Agamemnon, et Colley Cibber celui de Melisander “; Mrs. Porter faisait Clytemnestre * et
que menait le critique en 1735 contre le faux goût des tragédiens, il répond aux critiques du « Prompter » par des voies de fait.
L’anecdote du secours apporté par l’acteur au poète prisonnier a fourni le sujet d'une pièce française dont on trouvera le résumé à la fin de cet ouvrage (Appendice IT.
4. « À scrap from the Daily Advertiser of Tuesday, Sept. 13, 1737, preserved in a volume of Masonic Collections, by Dr. Rawlinson (now Bodl. MS. Rawl. C 136), informs us that, on the preceding Friday, James Thomson, esq., author of The Seasons, Dr. Armstrong, and others, were admitted free and accepted Masons at Old Man's Coffee House, Charing- Cross, on which occasion Richard Savage, esq., son of the late Earl Rivers, officiated as Master. »
(Note de W. D. Macray, dans Notes and Queries, 22 série, no 7, p. 132.)
2, « Mr. Thomson submitted to have this play considerably shortened in the action, as some parts were too long, others unnecessary in which not the character but the poet spoke. » (Shiels, CisBer’s Lives.)
3. « Davies tells us that when Thomson was reading this play in the green-room, he pronounced the lines with so strong a Scotch accent that the actors could not restrain their laughter; upon which the poet turned to the manager, and handing over the play to him, begged him to go on with the reading, « for, he added, though I: can write a tragedy, I find [ cannot read one. » (Bec, note à l’épilogue d’Agamemnon, p. 248.)
4. Avec son ordinaire insuccès, s’il en faut croire les souvenirs de Davies. « Colley affected a stately magnificent tread;... his whole behaviour was starchly studied. » (Davies, Dramatic Miscellanies, t. I, p. 23.)
5. Davies parle, à propos d'une autre pièce, de la dignité et de la grâce incomparables de cette actrice dans les rôles de reines. « The dignity and
Mrs. Cibber Cassandre ‘. Pope avait chaleureusement encouragé le poète pendant l'élaboration de la tragédie; il l’avait aidé à écarter les obstacles ; il avait écrit deux lettres aux directeurs du théâtre, pour les décider à faire enfin jouer cette pièce qui, depuis janvier 1737, était reçue et étudiée. Il lui donna une nouvelle preuve d'amitié en assistant à la première représentation ?. Thomson avait lieu d’être fier d’une pareille faveur; car à cette époque Pope fuyait les occasions de se montrer en public. À son entrée dans la salle, le traducteur d’Homère fut salué par les applaudissements des spectateurs.
Quant à la pièce, Johnson déclare qu'elle fut écoutée sans plaisir ?, et il raconte, à propos de l'attitude de l’auteur pendant la représentation, deux anecdotes qui se sont retrouvées depuis dans toutes les biographies. L'auteur devait, après le spectacle, souper avec quelques amis; il arriva fort en retard. L'émotion et l’anxiété l’avaient mis dans un tel état de transpiration que sa perruque en avait été gravement endommagée. Il avait dû la faire refriser chez le perruquier. Le détail paraît fort exact; il est donné pas Davies ‘ aussi bien que par Johnson, et s'accorde avec ce que nous savons de la coquetterie de Thomson en matière de perruques. C'était le seul article de sa toilette pour lequel il montrât quelque sollicitude. Il avait deux fournisseurs : Lauder à Richmond et Taylor dans Craven Street, à Londres; et chacun d’eux l’approvisionnait de modèles différents pour les diverses circonstances. L’employé de Lauder qui nous a transmis ces détails dit qu’il a vu chez son maitre jusqu’à douze perruques appartenant à Thomson, et toutes si grosses que nulle autre personne n’aurait pu les porter ÿ.
grace of a queen were never, perhaps, more happily set off than by Mrs. Porter. » (Dram. Miscel., 1, p. 206.)
1. La jeune femme de Theophilus Cibber valait surtout par le naturel et le pathétique de son jeu. Quin disait d’elle à Garrick en 1744 au Café de Bedford : « Never tell me, Mr. Garrick; that woman has a heart, and can do anything where passion is required ». (Davies, Dram. Miscel., I, p. 21.)