‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 241 sur 272 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

<( CORIOLANUS »

La dernière œuvre de Thomson ne montre plus l'effort des deux tragédies précédentes pour renouveler le drame classique par le choix de personnages modernes ou par la recherche d'une intrigue mouvementée. Le sujet de Goriolan offre tant d'unité; il impose si évidemment une composition simple du drame, que même l'exubérante imagination de Shakespeare a conservé toute la sobre grandeur de cet épisode des annales romaines. Thomson, plus encore que son illustre modèle, condense et resserre l'action \ Il aboutit à une œuvre où se trou-

1. Entre le « Goriolan » de Shakespeare et celui de Thomson, on peut Doter cehii de Nahum Taie qui, en 1682, remanie la tragédie du maître en se préoccupant surtout d'y introduire des allusions aux événements contemporains. (Voir Alex. Bkuame. Le public et les hommes de lettres an XVIII* siècle, p. 151). Plus tard Dennis prend à son compte, avec quelques modincations nouvelles, le môme • Invader of his Country ».

11 n*est pas à supposer que Thomson ait eu connaissance d'aucun des • Goriolan • qu'avait produits la scène française, et dont l'un fut représenté, dont deux autres furent publiés l'année même de sa mort.

Alex. Hardy, Coriolan^ tragédie représentée en 1607, publiée en 162B, in-8.

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