‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 26 sur 272 · GooDnucn, The English GentlemarCs Library Manual, p. 29i · texte numérisé non relu

GooDnucn, The English GentlemarCs Library Manual, p. 29i

3. C'estTora Davics (Life of Garrick, vol. I, p. 148) qui fait connaître ce

rix-courant.

^' • In 1130 four éditions of Sophonisba, a Tragedy, as it is now

<^cdat ihe Theatre-Royal in Drury lane. by Mr. Thomson, were printed

y Bowyer. A small number >^'ere printed iD-4'' on large paper. »

• NiCHOLs, Anecdotes of Bowyer, édit. 1812, vol. I, p. 436.)

^'ACritidsin of Ihe New Sophonisba,,,, MDCCXXX, L'auteur anonyme

^^ évidemment un confrère. l\ fait à plusieurs reprises menlion d'une

]Médie du Timoleon qui fut jouée à Drury-Lane un mois avant • Sopho-

i^be •. Il établit entre les deux pièces une comparaison qui est tout à

ivaola^e de la première, et accuse Thomson d'avoir manifesté, pendant

^ représentation de cette tragédie, une jalousie inconvenante. On a

apposé que l'auteur du pamphlet était un ami de Benjamin Martyr, le

^^ de Timoleon. Nous admettrions môme volontiers qu'il faisait avec

'luis:! une seule et même personne. 11 se donne, au cours de ses aigres

^marques, le pseudonyme burlesque de Tim Birch, qui, si on le compare

,^QJamin Martyr, a bien avec ce nom quelque air do parenté. • 1 pro-

'■^d not to appear in the Pit till the author's 4"> benefit Night when

*ïpecl for my Service a Ticket directed for me Tim Birch at Richard's

^^e House, Temple Bar. •

^- • The Tragedy has been recommended to the World by a crowded

■iFonage.... 'Tis irue the Thing seemed to please somc Pensons; Ihere

^ a numerous Party in the House, Scolchmen with tuneful Hands and

'^''17 Peet, atlestcd it to be a truc Uarn of Wit.... 1 don t expect the

^nour of being answer'd by Uie Âuthor or any of his admirers...< l was

Si JAMES THOMSON.

Fauteur conclut avec mélancolie : c Je ne m'attends pas « ce que le poète ni ses admirateurs me fassent Thonne (t d'une réponse.... J'ai appris que le droit de publication a i « vendu,... je ri% pense pas que les fautes empêchent la ver c de la tragédie, i»

La note exacte, qui nous fait connaître l'impression du pub! éclairé de 1730, nous est donnée par le Dr. Rundle. c Je vo « envoie a Sophonisbe », écrit-il à Mrs. Sandys. C'est, à m< a sens, une distraction raisonnable à laquelle la vertu ell ce même peut accorder quelques larmes d'approbation.... ] a sujet est mauvais; sa seule justification, c'est qu'il est vn « Le style est incomparable, mais le plaisir qu'il procure n'i c pas de cette qualité populaire qui remplit les théâtres d'à « diteurs nombreux *. d

La parodie célèbre que Cibber et Johnson attribuent à ' plaisant du parterre n'eut donc pas sur les destinées de la pié l'influence fatale qu'ont supposée les biographes. La rais pourrait bien en être qu'elle ne fut pas improvisée et lanc aux échos de la salle, au milieu des éclats de rire des speci teurs, comme la légende s'en est établie. Nous doutons fort q les contemporains de Thomson l'aient connue aussi général ment que nous. C'est Johnson qui l'a rendue célèbre. No venons de voir que la pièce ne tomba aucunement après J premières représentations. Nous ajouterons que le vers maie contreux se retrouve non seulement dans les quatre éditions ( « Sophonisbe » qui parurent en 4730, mais encore dans Téditit des œuvres complètes de 1738 ^ Ce n'est qu'après cette da que le vers fut changé en cet autre :

0 Sophonisba, I am wholly thine!

informée! the first Night that the CÔpy was sold for 100 pounds.... I do Uiink the fauUs will be any hindrance to tho sale. •

1. « 1 send you SophonisfjOy which I think a reasonable eatertainiiK becoming virtue herself to behold with tears of approbation.... 1 story is a bad one, and ils being true is the only justification of it. T writing is incomparable, though the pleasure it atfords is not of that pi ular kind which can draw crowded audiences.... When it was acU however, (he sentiments of virtue and honour were universally felt w pleasurc; and the audience was hurried, by the divine eothusiasm nature, to honour, by the praise of their hands, those moral beaut which they can not forbear loving.... » (Rundlb. Lettert to Mr$, Sand, 16 mars 1129-1730, p. 105.)

2. On est étonné de voir que Terreur commune sur cd point soit pi

ACHÈVBMENT DES « SAISONS ». 83

Est-il vraisemblable que Tauteur eût obstinément conservé un vers devenu ridicule? N'est-il pas plus probable que la parodie eut un succès limité à un cercle étroit? Elle se trouve dans la c Critique » du prétendu Tim Birch. Passant en revue ce qu'il appelle ironiquement c les beautés de pensée et de style >, il annonce le vers comme « a fine Epanodos, in imitalion of Farnaby * », et inscrit au-dessous sa propre imitation : cOh! Jemmy Thomson, Jemmy Thomson, oh! t> Mais pas une allusion à la popularité de cette parodie; rien qui fasse supposer qu'elle ne provienne pas, aussi bien que toutes les autres ironies ici dirigées contre Thomson, du propre cru de Tim Birch. Telle nous semble bien être en effet l'origine de cette amusante plaisanterie. Elle ne fut connue d'abord que des lecteurs, sans doute assez peu nombreux, de la ce Critique ». C'est là que Fielding l'a recueillie ', et après lui Cibber et Johnson. De ces lazzis fameux qui sont restés attachés au souvenir de certaines pièces, il est deux catégories. Les uns, authentiques, ont entraîné ou accompagné la chute de l'œuvre; les autres plus nombreux ont été sans effet sur les représentations, parce Qu'ils ont été imaginés après coup. C'est à cette catégorie, croyons-nous, qu'appartient celui qui a immortalisé un mauvais vers de c Sophonisbe ».

La reine avait manifesté un intérêt spécial pour cette première œuvre dramatique du poète. Ce fut donc à elle ^tt'il la dédia. Dans quelques mots de préface il reconnaît *vec modestie les fautes de ce début ', et renvoie aux inter-

^^ même par un historien aussi prudent et aussi exact que Allan

p^oningham : • The line was amended in the second édition », dit-il

'• Probablement Thomas Farnaby, Tauteur d'un Systema Gramma- ''*^*«w (1641).

^* Dans son amusante tragédie burlesque The Tragedy of Tragédies; ^^ 'Af Life and Death of Tom Thumb the Great, publiée aussi en 1130. Le PJ^cédé suivi est exactement celui de Tim Birch. Le vers de ■ Sophonisbe »

^ cité comme imité de cet admirable modèle de Tom Thumb :

Oh! Huncamunca, Huncamunca, oh!

^ ^ n'est pas la dernière plaisanterie qu*ait inspirée le malheureux vers;

^^8 le verrons dans notre étude de la tragédie de Thomson. 1^ ^* Cette préface contient la traduction d'un passage • from the celéj^^^ted Monsieur Racine ». C'est ce fragment de la préface de Bérénice (et ^^n pas d'Iphigénie, comme dit Brugière de Barante) où le dramaturge

^^Dçais justifie les règles de la simplicité d'action et de Tunilé de temps.

prêtes, Wilks, et surtout Mrs. Oldfleld *, le mérite du succès Johnson rapporte, sur Tautorité de Savage, que le prologu de la tragédie fut écrit, pour la première partie, par Pope, e pour la deuxième, par Mallet. Le fait serait intéressant, car témoignerait d'une faveur tout exceptionnelle. Pope était soi vent sollicité de rendre pareils services

4 Les souhaits modestes d'un autre poète se bornent à a c trois points : — mon amitié, un prologue et dix livres '. >

1. Mrs. Oldfield occupe une place importante dans la chronique Ihê traie et littéraire de ce temps. Elle se posait en protectrice du mérî infortuné (Savage fut plus d'une fois son obligé et lui a adressé une ode elle avait des prétentions au f^oAt et au talent de parole. Pope Taimait pas, et dans son « Art of Sinking » tourne en ridicule une façon parler qu'il désigne sous le nom d'Olddeldismos, imprimé en caractèi grecs. Voltaire semble avoir apprécié son talent dramatique et meotion dans l'Épi trc dédicatoire de Zdire

• Votre Ohifleld et sa devancière. •

Le rôle de Sophonisbe fut sa dernière création, et, disent les annales théâtre, la cause immédiate de sa mort.

• The pari of Sophonisba, a Tragedy (by Mr. Thomson, famed for ma. excellent Poems) was repiited the cause of her Dealh; for, in her Exe< lion, she went beyond Wonder, to Astonishment! From that Time I" Decay came slowly on and ncver left her till it conducled her to V eternal Rest, the 23'<* of Oclober 1730.... Oh! that we might bave anoth from her ashcs I ■ (Chetwood, Ilistory of the Stage, p. 202.)

2. La liste des inlerprctes est celle-ci : .Massinissa, Mr. Wilks; Syph£ Mr. Mills; Narva, Mr. Roberls; Scipio, Mr. Williams; Lœlius, Mr. Brid^ water; Sophonisba, Mrs. Oldfield; Phœnissa. Mrs. lloberts.

Les chroniques du tbéiltro enregistrent quelques anecdotes se rapporta & ces représentations de Sophonisba.

La biographie de Shiels (Cibber's Lives) prétend que Thomson s*éta placé, pour suivre la représentation, dans la galerie supérieure, mais qu dans l'état de surexcitation où il se trouvait, il ne pouvait s'empêcher c déclamer les rôles en même temps que les acteurs, et d'annoncer h scènes a venir. — Nous verrons plus loin que ce racontar peu vraisen blahle est rapporté, par d'autres autorités, à la représentation d'autn pièces. Voici une anecdote moins connue et plus authentique :

a When Thomson's Sophonisba was read to the actors, Cibber laid h hand upon Scipio, a characler which, though it appears only in the la act, is of grent dignity and importance. For two nights successivel Cibber was as much exploded as any had actor coiild be. Williams, l désire of Wilks, made himself masler of the part, but he, marchic slowly, in great mililary distinction, from Ihc upper part of the stag and wcaring the same dress as Cibber, was mislaken for him and m with repeated hisses joined to the music of catc&ls, but as soon as tl audience were undeceivcd, they converted their groans and hisses to loc and long continued applausc. ». (T. Davies, Misceltanies, vol. 111, p. 263

3. « Three things another's modest wishes bound, My friendship, and a prologue, and ten pounds. »

(Epistle to Arbuthnotj vers 47, 48.)

AGBËVEMENT DES « SAISONS ». 85

Il s'était fait une règle de répondre par un refus, et nous le voyons agir de la même façon envers Mallet, envers Thomson et envers Hill. Celui-ci Tavait prié de lui fournir un prologue pour sa tragédie d*Athelwdld et reçut cette réponse :

i ... Tous les poètes mes amis ont reçu ma parole d'honneur que je n'ai jamais consenti à en écrire un ; ... et, cet hiver même Mr. Thomson et Mr. Mallet m'excusent au sujet de leurs tragédies qui vont paraître cette saison-ci ou la prochaine '. >

Sans doute une affirmation de Pope n'entraîne pas nécessairement notre conviction. Ici même, malgré la netteté de ses dires, nous pouvons constater qu'il ne respecte pas scrupuleusement la vérité. On connaît en effet de lui au moins un prologue pour le Cato d'Addison, un autre pour une pièce jouée en 1733 au bénéfice du vieux Dennis, et un épilogue pour la ^ane Shore de Rowe. Mais la véracité de Savage est peut-être plus encore sujette à caution, et les circonstances donnent un caractère de vraisemblance au démenti de Pope. Il est extrêmement probable que le Prologue fut écrit en entier par Mallet.

Vers le milieu de cette même année 1730, parut enfin le poème complet des « Saisons » *. L'auteur avait achevé la der-

^' ■ .... Kvery poelical friand I hâve bas my word 1 ncver wouîd, and ^y leavc to take the same refusais I made him ill if ever I wrole one for ^olher; and this very winter .Mr. Thomson and Mr. .Mallet excuse me, J^bose tragédies eilher are to appear this season or Ihe next. » (Pope à "''U9»ept. 1731.)

^tragédie de Mallet dont il s*agit est Eurydice^ jouée en 1731« qui est

'Qcntiouri^Q dans la correspondance de Thomson avec Mallet, le 20 sept. 1739.

f^^t^ Hill, qui faisait beaucoup moins de façons que Pope, envoya à l*au-

or ^^Eurydice un prologue pour sa pièce, avant que celui-ci lui en eût

"Jl**^ demande. (The \york$ of Hill, édil. 1734, p. 95.)

''Gitans auparavant, Pope opposait déjà pareil refus aux sollicitations ^ .^^* confrères. Fenlon, son collaborateur a ses traductions d'Homère, s'ex ^^ pouvoir lui demander un service de ce genre, et le grand homme g^^^sa en lui disant : • I bave actually refused doing it for the Duke of

2 ^'^ngham's play •. (Lettre de Pope à Fenton, du 18 sept. 1722.) :^ti *^rès probablement au mois de juin, comme nous l'apprend cette indili^ ^^ : " I bave a copy of the 1730 édition wilb the four bathers. It bas ^*^llowing interesting entry in the fly-

Manniug, in Notes and Queriet,

)Q^*^llowing interesting entry in the fly-leaf : - Jac* Thomson Alex® Pope

t ^^ dédît, mense Junio, 1730. • (G. R. \

^^rie, vol. XI, p. 434.)

' »^ numérotation de cette édition princcps donne pour 1' « Été • 1205 vers

^*^ our r • Automne » 1275. C'est une erreur de Timpression. Deux vers de

Été • ont reçu le nombre 725; et dans V - Automne • il n*y aen réalité que

«rs entre les numéros 70 et 80. (Voir & ce sujet le Ubleau dressé par

86 JâMBS TffOMSON.

nière partie qui en restât à écrire, V «c Automne », et Tavait dédiée en quelques vers incorporés dans l'œuvre, au Très Honorable Arthur Onslow \ le speaker qui avait remplacé sir Spenser Compton. C]!onformément à l'engagement pris dans les c propositions i> par lesquelles il avait sollicité des souscriptions, Thomson avait ajouté à l'œuvre un « Hymne à la gloire de Dieu i>. U avait aussi revu les parties antérieurement publiées, en y faisant des additions importantes \ Les souscripteurs n'avaient pas à se plaindre; ils n'avaient pas trop longtemps attendu, et recevaient pour leur guinée un fort b^u volume in-quarto, avec quatre gravures de Kent, contenant, outre les c Saisons » et 1' « Hymne », le « Poème sur Newton », «c Britannia » et, en appendice, quatre petites pièces * de vers *.

Peut-être l'auteur était-il moins satisfait du public; le produit des souscriptions ne devait pas laisser un bénéfice très

Mr. BoItoD Corney dans son édition des - Saisons » de 1842, et les communications de MM. F. Cunningham et Cook dans Notes and Queries, 4* série, vol. XI, p. 419 et 530, et vol. XU, p. 58.)

1. C'est, dans les annales du Parlement anglfiis, le speaker qui a le plus longtemps occupé ces fonctions. Appelé au fauteuil en 1128, il y siégea jusqu'au 18 mars 1161. Les Communes lui votèrent alors d^unanimes remerciements, en priant la Couronne de lui accorder une pension annuelle de 3000 livres.

Les compliments du poète à ce nouveau patron sont heureusement justiOés. Onslow jouissait d'une réputation d'homme d*Ëtat intègre, de président impartial, de jurisconsulte savant, et en même temps d'homme de goût, ami des lettres. Young lui a dédié le premier livre de ses Nighi Thoughls^ et Richardson a trouvé en lui un patron zélé.

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