Allan Cunnimghah, « Vie de Thomson », p. xiv
l'enfance et l'adolescence. â7
fit partie du tic Grotesque Club ]» et de i' « Athenian Society ». Nous sommes tentés de croire que la première de ces sociétés n'était pas composée des adeptes les plus fervents de la muse. On devait s'y occuper autant de n charges » et de bruyantes gaîtés que de strophes et de rimes, et J. Mitchell nous rapporte que Thomson y passait pour un lourdaud *. Le témoignage est suspect, venant, comme nous le verrons plus tard, d'un adversaire assez violent. Le jeune poète avait dans le caractère un fonds de bonne humeur et de gaîté communicative qu'attestent les lettres et les poésies de cette période de sa vie; il est possible cependant qu'il n'ait pas fait preuve du genre d'humour qui était en vogue au Club des Grotesques. La Société Athénienne a laissé plus de traces de son activité poétique. Elle publia sous ce titre : ce The Edinburgh Miscellany ]>, un recueil de pièces dues à ses membres. Les principaux collaborateurs semblent avoir été J. Mitchell, Callander, Symmer, David Malloch (Mallet), Hamilton of Bangour, Patrick Murdoch *, le futur biographe de notre poète, et Thomson luiménae. Le recueil parut vers 1718 '. La deuxième édition, qui est de 1720, renferme trois pièces, signées T., que nous devons attribuer à Thomson. Elles ont pour titres : « On a Country Life by a Student of the University » ; — « Upon Happiness » ; — « Verses on receiving a flower from his Mistress » *. Les deux dernières offrent peu d'intérêt. L'une est un madrigal assez lourd, et l'autre une froide épître pleine de lieux communs religieux et moraux. Mais la première et la plus importante nous apprend quelle place continuaient à occuper dans l'esprit du jeune poète, après plusieurs années de séjour à la ville, les tableaux pittoresques de la campagne, les travaux et les scènes de la vie des champs.
James cependant était arrivé au terme des études de la Faculté des Arts. Il ne prit pas, comme l'avait fait son père, le
1. • A dull fellow », dit-il dans une lettre à Kerr que cite J. R^msat, ScfAland and Scotsmen.,., p. 24.
i. NoQB retroayerons la plupart de ces compagnons de jeunesse. Rob. Symmer est devenu plus tard F. R. S.; il meurt en 1763. Nous rencontrons son nom dans la dernière lettre qu'ait écrite Thomson (à Paterson, avril 1748). Le poète s'y félicite de voir Symmer renoncer aux dissipations, etTenirs*établir À Hammersmilh, à mi-chemin entre Londres etRichmond.
3. Voir The Gentleman's Magazine, New senetty vol. 16, p. 563 et suiv. (article de Mitford).