‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 157 sur 304 · Fear net », he said · texte numérisé non relu

Fear net », he said

• Sweet innocence! thou stranger to ofTence And inward storm! »

(Sttm., 1204-1206.)

4. « 'Tis safety to be near tliee, sure, and thus To clasp perfection ! »

{Sum., 1213, 1214.)

L'anecdote fournit lo sujet d'une idylle de Léonard : « L'Orage ou Nise et Silvandre ». {Poésies pastorales, liv. 1, Idylle huitième.) Mais le poète français supprime toute complication dramatique, et fait P^rir les deux amants du même coup de foudre.

échappe, ni ne nous échappe. Il se décide à fuir, et jette sur la rive un billet où il invite sa bergère à se baigner en paix : il va taire le guet et écarter les promeneurs importuns. Musidora est plus sensible à la réserve qui Ta fait fuir, qu'à Tindiscré- Uon qui lavait d'abord fait rester; et, sur l'écorce d'un hêtre, elle trace, avec « la plume sylvestre des amants rustiques », quelques mots de remerciements, d'aveu et de promesses peu réservées.

Tel est le sujet de ce tableau où se mêlent de façon piquante l'inspiration voluptueuse du paganisme et l'épicurisme peu délicat du xvni* siècle, le culte hardi de la beauté impériale et nue, et une phraséologie à la fois vertueuse et sensuelle. On a signalé, comme modèle imité par le poète, une scène du « Gentle Shepherd » de Ramsay ^ La ressemblance n'est pas très grande. C'est bien plutôt le souvenir de la Grèce qui hante l'esprit de Thomson. C'est surtout le souvenir du poète qui, au XVI* siècle, reproduisait le plus merveilleusement l'admiration haute et purifiante de l'âme grecque pour la beauté. C'est la scène de Sir Guyon et des deux baigneuses dans le jardin d'Acrasia ' qui a directement inspiré l'épisode. Mais l'auteur des a Saisons » n'a pas cette suprême distinction, ce grand style qui rendent les nudités de Spenser aussi nobles qu'un marbre grec. Il y a là une forme d'art dont la tradition est perdue depuis Milton, et que le xvm* siècle ne retrouvera pas. Thomson est de son temps, pour tout ce qui n'est pas le sentiment de la nature. Ces souvenirs de la Grèce et de la Renaissance qui remplissent le tableau du bain de Musidora, le poète les interprète avec la fidélité qu'on pourrait attendre d'un Clodion traduisant Praxitèle.

L'influence des souvenirs d'Homère et de Spenser était plus frappante encore dans la forme qu'avait d'abord revêtue l'épisode. Il ne figurait pas dans la première édition de 1' « Été ». C'est dans l'édition des a Saisons d de 1730 qu'il fait son apparition. Mais alors le héros est un philosophe morose, un « sto'ique » réfractaire à l'amour. Il assiste invisible au bain non pas d'une seule, mais de trois nymphes. La vue de tant

)• Dans la deuxième scène de Tacte I du poème, une paysanne propose ^ nne aulre d'aller se baigner, et celle-ci hésite de crainte que • leurs bergers - ne les surprennent.

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