Winter, 315-378. — 2. Summer
3. Summer, 1730-1805. — Ce caractère de poète philosophe est un de ceux que signale Voltaire chez Thomson dans sa lettre à Lyttelton : « Mr. Thomson was a true philosophical poet.... I think without a good stock of such philosophy, a poet is just above a fîddler who amuses our eurs but does not go to our soûls. • (Lettre du 17 mai 1750 n. st.}
4. Spring, 848-865. — 5. Suîïimer, 1746-1748, — 6. Spiingy 860, 861. - 7, Hymn, 1-20.
8. II proposait de supprimer T* Hymne », d'en conserver seulement quelques vers et de les verser dans le corps du poème.
Stewart * aient signalé les <t Saisons » parmi les œuvres qu'inspire la philosophie panthéiste. Mais on peut d'autre part opposer aux extraits cités plus haut bien des passages qu'il serait malaisé de concilier avec eux. Le poète de la Nature en était venu à cette conception — demeurée sans doute assez vague en son esprit — que le monde est un être, que toutes les créatures participent de la vie universelle, que l'esprit ou le génie humain est un reflet ou une manifestation de l'Être universel % que l'univers visible ou moral et l'esprit divin sont indissolublement liés et n'ont qu'une même existence. Mais, soit persistance presque inconsciente de l'ancienne foi religieuse et des enseignements de l'école, soit concession prudente aux doctrines orthodoxes, notre panthéiste mêle à ces vues plus d'une invocation au Dieu personnel et providentiel des spiritualistes et des chrétiens :
« Comment oserai-je essayer de le chanter, lui qui est la « Lumière même.... dont un seul sourire, à l'aurore du temps, a « rempli d'une clarté débordante toutes ces lampes du ciel ^? » — « Père de la Lumière et de la Vie ! Toi qui es le Bien suprême, « ô apprends-moi ce qui est bien.... Sauve-moi de la folie, de ^ la vanité et du vice *....)>
Parfois aussi les deux conceptions se mêlent dans un même Plissage. Dans c la complexe multitude des merveilles incessantes » la philosophie, dit-il, lui permet a de concevoir jus- « lement l'Être unique, celui qui n'eut qu'à dire un mot pour
< que toute la nature alors s'animât* ». — Le ce Printemps » a aussi un passage dont le début est de pur panthéisme, et la fin d'un irréprochable déisme : « Salut, source de l'être! Ame « universelle de la terre et du ciel. Présence Essentielle, ^ salutl... toi qui de ta main de maître as touché l'Univers « immense et l'as rendu parfait.... A ton ordre le soleil du
< printemps éveille la sève engourdie*.... » — Du même
1- Dissertation préliminaire, servant de préface à la première édition de i • EDcyclopédie Britannique», p. 147.
2. Winter, 594-597. Aussi A Poem io the Memory of the Lord Talbot, 2^-23; et On the death of Mr. Aikman, 11, 12.