‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 207 sur 304 · The Pleasures of Hope, part II · texte numérisé non relu

The Pleasures of Hope, part II

2. Tfie Grave. — L'idée première paraît, dit r« Encyclopédie littéraire <• de Chambers, appartenir à John Norris :

« Short » avait un sens, et « few » n'en a pas. Mais ce dernier mot fait allitération. L'oreille y trouve son compte et les termes <( few and far )» sont si bien unis dans le vers que l'esprit se contente du sens total qu'ils fournissent. Voilà en prenant un exemple extrême, la raison d'être et l'effet de cet accouplement si fréquent chez Thomson de termes qu'unit un rapport de sens et que l'allitération vient rapprocher plus étroitement.

Enfîn nous avons dit que la répétition, dans plusieurs mots, d'un même son initial a parfois un autre objet encore. Non seulement elle flatte l'oreille d'une impression agréable, mais elle peut accompagner le sens d'une notation sonore appropriée. Cet accompagnement musical peut figurer directement UD son qu'il s'agit de décrire; c'est la pure onomatopée. Il peut aussi, en raison de cette sympathie qui existe entre certains sons et certaines modifications de notre sensibilité, contribuer, à rendre plus vive la peinture que le poète veut placer devant nos yeux.

Nous avons signalé l'abus que fait Thomson des consonnes sifflantes. Il est clair que la critique ne s'adresserait pas à un vers comme celui où le poète nous fait entendre le sifflement du vent précurseur de l'orage :

Sighs the sad gcnius of the coming storm K

La réunion de plusieurs mots commençant par une même labiale est d'un effet peu agréable dans des exemples tels que t before whose baleful blast* »; mais elle concourt heureusement à l'impression que veut produire le poète dans ces vers où il décrit les efforts des élans qui luttent contre la neige et brament lamentablement :

As "weak against the mountain heaps they push Their beating breast in vain, and piteous bray a.

Ces effets d'harmonie imitative, sans être rares dans les « Saisons D n'y sont pas prodigués avec l'affectation qui, chez certains écrivains, les rend insupportables et fait de la poésie un

« How fading are Ihe joys \ve dote upon î

Like angel visita short and bright. • 1. Winler, 67. — 2. Sprinr/, 116. — 3. Winter, 823, 824.

amusement puéril. On conserve dans la mémoire un assez grand nombre de vers où Thomson, soit par la seule allitération, soit en y ajoutant l'assonance^ obtient d'heureux effets de musique imitative :

In fond rotation spread thc spotted wing ^

At lasl Ihe roused up river pours along Resistlcss, roaring; dreadful down it cornes From the rude mountain and the mossy wild, Tumbling through rocks abrupt, and sounding far '.

Avec d'autres sonorités la même consonne r nous fera entendre le ruisseau qui bruit contre un obstacle :

An4cy gale, oft shifting, o'er thc pool Breathcs a blue fllm, and in its mid career Arrcsts the bickering stream 3.

Ou bien, combinée avec des sifflantes, et avec le son assourdi du tu, elle reproduit le bruit des tourbillons de feuilles mortes qui roulent et se froissent :

The forest walks at every rising gale

Roll wide the withered waste, and whislle bleak *.

L'accumulation des consonnes liquides augmente l'impression de calme solennel de la scène évoquée :

while rising slow,

Blank, in the leaden coloured east, the moon *, etc.

Les labiales et les* gutturales contribuent à donner au vers quelque chose de heurté et de précipité quand le poète nous montre les loups

Burning for blood, bony, and gaunt and grim *.

La sonorité étouffée du w est employée pour décrire le mouvement silencieux des ailes :

and Iheir self taught wings

Winnow Ihe waving clément '.

i. Sprinr/, 628. — 2. Winter, %.99. — 3. Jbid.y 723-725. — 4. Auinvin, 996-997. — 5. Winter, 123. — 6. /6id., 393. — 7. Spnng, 746, 747.

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