‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 45 sur 304 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. Dans le GentlemarCa Magazine (août 1736), nous trouTona une pièce de 52 Yers signée Astrophil. Les louanges y sont chaleureuses :

• Restorer of the poets sinking name! » « .... Wisdom's most conspicuous son! »

• 0 Britain's happier Orpheus! »

santerie très irrévencieuse d'Isaac Hawkîns Browne. C'est après la publication de a La Liberté i> que parurent les amusantes et spirituelles parodies de a La Pipe de Tabac ». Mais Thomson qui, dit-on, riposta par quelques vers irrités *, aurait pu prendre avec bonne humeur son parti d'une mésaventure qui atteignait en même temps que lui non seulement des écrivains comme Colley Cibber, Ambrose Philips et Young, mais aussi des maîtres tels que Pope et Swift *.

Si ces railleries venaient aviver la blessure de son amourpropre, le poète avait d'autre part reçu une marque d'estime et de respect qui put adoucir l'amertune de sa déception. Au mois de mai 1736 une société se formait à Londres pour « l'Encouragement de la Science ». Le président en était le duc de Richmond, et la liste des membres du premier comité de direction comprend, parmi plusieurs représentants de la

— Quel est Fauteur? Il se donne comme malheureux,

« Of friend and ev'ry pleasing hope forlorn »,

et comme né sur les bords de la Tamise.

Un autre numéro du même recueil et de la même année publie la pièce de • Mr. Thompson » (sic) : « Corne, gentle god of soft désire - avec nne réponse en quatre strophes correspondantes de Mr. Blythe. Notons que là se trouve une version du petit poème erotique de Thomson plus complète que celle que donna sir Harris Nicolas dans i'Âldine Édition.

Peter Cunninghan et Rob. Bell ajoutent la 2* strophe — « d'après un manuscrit » — ignorant qu'elle avait été imprimée du vivant de l'auteur.

Plus important que le témoignage de Blylhe est celui de Somerville qui adressait une ÉpUre en vers & Mr. Thomson « sur la première édition de ses Saisons ». C'est Tappréciation la plus complète qui nous soit transmise de toutes celles qu'ont pu formuler les contemporains. On en trouvera plus loin la traduction (Appendice II), et l'on verra que bon nombre des éloges et des reproches que notre critique distribue aujourd'hui à l'œuvre avaient été énoncés déjà au lendemain de l'apparition du poème.

1. Voir CuAHBBBS's Cyclopsedia, t. I, p. 599. — Nous n'avons pu du reste trouver aucune trace de ces vers, et ignorons quelle est Tautorité du renseignement.

2. Il est vrai que Thomson est du nombre des poètes dont la manière et le style sont le plus plaisamment raillés. Il était moins facile de tourner en charge la façon d'écrire de Pope ou celle de Swift.

• G thou, matured by glad Hesperian suns, Tobacco, fountain pure of linipid truth, That looks the very soûl », etc.

C'est bien la solennité de ton que Thomson applique à peu près à tout sujet et qui faisait dire à Johnson qu'il aurait parlé poétiquement d'une chandelle.

ft LA LIBERTÉ ». Hi

noblesse et quelques illustrations des lettres et des sciences, le nom de James Thomson, esquire *.

C'est vers cette époque aussi qu'il songe à faire un établissement plus satisfaisant, et à prendre maison. Jusque-là nous Tavons vu partager son temps entre les résidences d'été de ses nobles amis : Hertford, Binning, Talbot, Dodington, et un modeste appartement au-dessus d'un café de Lancaster-Court *. Au mois de mai 1736 il s'établit, à Richmond, dans une simple mais agréable petite maison à un seul étage de Kew-foot-Lane, d'où la vue embrassait la Tamise, et, au delà de ce premier plan, un paysage étendu et riant. Derrière le cottage se trouvait un joli jardin. Thomson prit plaisir à orner cette résidence où il devait passer le reste de sa vie. Il avait rapporté d'Italie et de France de nombreuses et belles gravures et quelques dessins de maîtres qui trouvèrent leur place sur les murs de sa nouvelle maison. C'est là qu'est le luxe principal de cet f humble toit » '. Le mobilier des trois chambres à coucher, du salon, de la salle à manger et du bureau est très simple. Mais le catalogue dressé, après la mort du poète, mentionne 83 tableaux ou gravures suspendus aux murs, outre un grand carton-portefeuille rempli de cartes, de dessins et d'estampes ^. Les gravures sont de vieux maîtres italiens, quelques-unes aussi d'artistes français : Audran, Le Bas, Lépicié, etc. Dix dessins attribués à Castelli reproduisent les chefe-d'œuvre de la sculpture antique : la Vénus de Médicis, le Gladiateur Combattant, et le Gladiateur Mourant, Persée et Andromède, Apollon, Antinous, Méléagre, Laocoon, l'Hercule Famèse. La bibliothèque comprend 514 volumes, principalement des classiques anglais et étrangers ^. C'est un total fort modeste; mais Johnson et Goldsmith n'en eurent pas davantage. La cave renfermait un choix assez varié de vins et de

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