‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 82 sur 304 · Né en 1744, mort en · texte numérisé non relu

Né en 1744, mort en

« Léonard, dit Saintc-Oeuve, est un diminutif de Thomson et de Col* lins. » {Portraits littéraires.)

2. Né en 1716, mort en 1763. Les « Saisons > parurent en 1769, et eurent la même année deux éditions, l'une in-8, l'autre in-12. Malgré Tentliousiasme de Voltaire qui disait avec assurance : « C'est le seul ouvrage de notre siècle qui passera à la postérité *, et, dans sa Lettf*e à VAcadémie^ mars 1772 : a Le Poème des Saisons et les Géorgiques (de Delille) sont les deux meilleurs poèmes qui aient honoré la France depuis l'Art Poétique k« les éditions suivantes se succèdent à d'assez longs iutervalles (1782 in>8, 1785 in-12, 1795 in-18, 2 vol.; puis 1822), jusqu'à ce que le poème si vanté tombe dans l'oubli ou dans le dédain. Qui son^e aujourd'hui, en dehors des historiens curieux, ou des critiques de Thomson, à relire ce long poème dans lequel Mme du DelTand, Voltaire et Sainte-Beuve, ont à eux trois relevé jusqu'à onze bons vers? (Sur Saint-Lambert, voir les correspondances de Grimm, de Mme de Deffand et d*Horace Walpole; Villemain* Littérature du XV ÏW siècle; Sainte-Beuve, Causenes du lundis t. XL)

3. Roucher (1745-1794) fait paraître son poème des Mois en 1779. On cunnaît le mot de Rivarol : « C'est le plus beau naurrage poétique du siècle ••

4. Les Fastes de Lemierre sont de la même année que les Mois de Roucher.

JardinSy V Homme des Champs^ les Trois Règnes de la Nature * ; les Saisons du cardinal de Bernis % etc.

Plusieurs traductions des « Saisons d ont aussi été faites en France. Dès 1759, Mme Marie-Jeanne de Ghatillon-Bontems publiait la première ', Puis viennent celles de Deleuze, 1801 *, de Poullin (en vers), 1802 », et de Fremin de Beau-

1. Les Jardins, 1782. — L'Homme des Champs, 1800. — Les trois Règnes de la Nature, 1809. — Nous aurons plus d'une fois, pour Delille comme pour Saint-Lambert, à rapprocher rimitation firançaise du modèle, quand nous étudierons l'œuvre de Thomson.

L'ambilion de Delille était de prendre rang à côté de Saint-Lambert, de Pope et de Thomson. l\ croyait son vœu modesle et d'avance exaucé. Il étail réalisé dans les jardins de la princesse Gzartoryska :

• Mes Yœux sont exaucés : du sein de leur repos Un essaim glorieux de belles, de héros, Qui, successeurs polis des Sarmates sauvages, De Tantique Yistule honorent les rivages. Auprès de Saint-Lambert, de Pope, de Thomson, Offre dans ses jardins une place à mon nom. *>

{V Homme des Champs, chap. xi, p. 199.)

La postérité n'a pas ratiOé ce classement. La petite urne qu'elle a consacrée à Delille se trouverait procha peut-être du monument de Pope, mais à un autre coin du jardin que celui où se rencontrent les u souvenirs » de Thomson et des poètes qui ont vu, connu, senti el fîdèlement peint la nature.

2. Le cardinal de Bernis, 1715-1794. (Voir Causeries du lundi, t. VIII.)

3. Celle première édition (Paris, format in-8) est suivie, dit la Nouvelle Biographie générale, de plus de dix autres éditions.

À la (in de la liste des souscripteurs de l'édition de 1762, parmi lesquels figure Mme Bontems, Murdoch adresse au traducteur un très gracieux compliment sur son travail « equally faitbful and élégant ».

Mme Bontemps ne s'en est pas tenue k cette traduction et publia en 1769 les Saisons, poème (fondé sur celui de Thomson], Amsterdam, in-12.

Page 1