‹ Jane Grey tragedie en cinq actes et en versChapitre 14 sur 38 · THÉÂTRAL · texte numérisé non relu

THÉÂTRAL

Madame, et mon eiprit à ses discours soumis N'a rien a redouter de si grands ennemis.

LA REINB.

Je vois que ma cousine est grave et peu volage! I.a science a mûri ce cœur si jeune d’âge !

Opendant, à seize ans, pour occupation , .N'a-t-on qu'un seul sujet de méditation ?

Pariei-moi... parlez moi... ne craignez pas la Montrex-moi les trésors de votre âm** sereioe [reine; Je veux , pour commencer un régne d’équité.

Payer de mon amour votre hospitalité;

Mais j’exige de vous un peu decoOfiaoce..,

JANB.

Le respect...

LA RBINB.

Le respect!.., dites la défiance!

Envers leurs souverains les sujets sans pitié S'af^anebissent trop tût du joug de raraiiié,

Et vous les imitez , Jane Grey I

JANE

Moi, madame!...

LA REINE

Du jour que nous régnons, cassons-nous d’être

[femme?

Jane, si vous saviez combien un cœur aimant Craint de la royauté le haut isolement! [tendre Du trdoe où noua montons on ne peut plus en- Cette vois de l'amour que l'espoir rend si tendre! On est seule toujours... seule jusqu’au trépas; Sans un cœur près du sien... Mais tu ne comprends

[pas!

JANE

Ces tourments inconnus, reine, je les devine; N'étre jamais aimée l...

LA RBtNR.

Ab ! ma jeune cousine,

Vous ai-je dit cela ?

JANB.

Madame, il me semblait.

Et de tant de douleur votre front se voilait...

LA RBINB.

Ehbi^n, puisqu’à seizeanileciel l'a fait prudente, De l’amour de âtarie, oui, sois la confidente 1 Aujourd'hui, Jane Grey. plus de secrets pour toi; Lia dans mon cœur ouvert... ce cœur n’est plus à S'il se tait.il succombeà l’espoir qui l'enivri , [moi; Il épuise en un jour tout le bonheur de vivrel Et comment donc régner sur un peuple à genoux, Lorsqu’un seul souvenir comiqande et règne en

[nous?

Qu'il dévore nos nuits par un rêve de flamme; Qu’il absorbe nui joun qu'un empire réclame; Qu’il impose son joug à qui dicte des lois;

Qu'il fait saigner le cœur sous U pourpre des rois ; Et monter, lorsqu'un molle lourmente.ou le brave, Sur un front couronné la rougeur de l'esclave!.»

Mais quand d'un tel transport on se sent animé. Quand on adore ainsi, madame, on est airoél

LA RBINB.

Ehl qui sait? qui le sait ;... c’est ce doute qui lue. Quand d’un manteau royal la femme est revê^**^'

JAXE.

N'fst'il pas a vos yeux quelque signe vainqueurt

Page 1