SCÈNE III
LA BEISB, seule. *
J*ai troublé pour un jour leralme «le ses sens ; I Ha visita ÎMlermmpt ses travaux innocents. ]
B^le et timide enfant. Jane, que je t’envie!... j Que je changerais bien mon orageuse vie ■
Pourles jours occupés, vigilants, radieux, f lieux! j Doux et purs, comme l’air qu'on respire en ces Jecbangeriis... mais non., je perd rais a rechange.; Ltvresse de l’amour contre la paix de l'ange!... | Non, non... à moi le trdne et tous les coups du I La royauté pesante et l’amotirdeGiiilfort... [sort, * Cet éclair de bonheur illuminant l'orage, <
A moi!... Pour lady Grey, les rêves de son âge... J Le calme dont snn front sait si bien s'embclIir! .. I Hais pourquoi l'ai-je vue en m'écoutant pAlir?... ^ Jane Grey ma rivale!... ah ! pour cette pensée. | Pour ces douter jaloux je suis trop haut placée. ^ Je n’ai point de rivale... et d'une trahison |
Na propre dignité me défend le soupçon. i
Ce serait insulter et mon ring et moi-méme ;
J'at pour me rassurer h* don d'uii diadème!
Dans le cœur d’un amant ce don parle pour moi :
Oo préfère toujours celle qui nous fait roi!
Et des a>nb]tt<>ns j’ai trop reipéricnce Pour insulter ma gloire avec ma déliance . [tour; Puisque j'aime Guilfort. c’est qu’il m'.ume à son Du haut de mou pouvoir je romuiaude l’amour. ^ Loin de moi des tourments que ma grand«mr con> Guilfort*... Guilfort!... [damne. \
Elle «’accvaile ^ur la statue, et prend le livre grec resté ' sur le piédestal. |
Des vers !... des vers de lady Jane ! !
Je reconnais ta mun : el’e pleure une fleur;
Ficiino «l’un enfant... fugitive douleur.
Soupirs hiriDunieux d’un coeur pur et sensible... Elle liu
l'iel! ù ciel! qu ai-je lu?... mais imo... c’est impos-
[siUel...
ELU lit de oooveAii.
« Pleur, cons ote-toi de (on sort ;
» Ei pour échapper à l'orage,
» Repose près de mon image.
1 » Sur le cœur aimé de Guilfort. »
Helisaot.
• Repose prés de mon image.
K Sur le cœur aimé de Guilfort! »
C’est elle!... oui, nui, c’est bien sa suave parole. Jeune fille inseogée! ab! ta pitié console!...
Avec des pleurs d'amour tu pleures une fleuri El ton amant a toi, c'est Guilfort... Ah ! malheur!... Malheur, car un orage a présent te menace.
Qui ne vient pas du ciel, et qui ne fait pas grâce... Malheur a Jane Grey!. ..car l'amour deGuiliort Pour la sauver de moi ne peut être assez fort!... Par le sang de mon père, et par ma propre gloire. Jamais &me d'enfant ne parut aussi noire!
RecC'Oir jusqu'au bout Tfionneur de rues areux... Un frisson de veng* ance agite mes cheseux !! ! Moi, Marie! avouer une obséure tendresse...
Et c’est à ma rivale ici que je m’adresse!
Mais je suis donc folle! oui. mon esprit abusé... La candeur de ses yem m'en avait imposé.
En croire des regards î les regards d’une femme I... C’est un voile de plus que nous jelotis sur l’àme. Je savais tout cela... ah! c’est pour s’indigner... Jalouse sur un Uùue... a quoi sert de régner?
A quoi servent res mots de majisié, de reine? Mon amour semble encor s’accroître de ma batoe 1 El lorsque ma fureur demande d éclater.
Je n’ai plus seulement le bonheur de douter Dois-je me venger d'elle, et me venger sur l’heure? Dois«je montrer à tous roiumenl la reine pleure? Irai- je relever son orgueil triomphant ?
Co ange eût envié son sourire d'enfanll Ah ! je veux sur son front graver l'hypocrisie. Mesdames et roylords, venez 1...