‹ Jane Grey tragedie en cinq actes et en versChapitre 33 sur 38 · J-ARB · texte numérisé non relu

J-ARB

Oh ! silence !

LA RBIKE, à part.

Imprudent 1

UN DBS ZUGBS.

Quand vous brisiez vos fers»

Vos jours plus que les siens semblaient vont être

GUILFORT. [chers!

Mfs jours ! mes jours !... O Dieu î quelle clTroyiiblc

[trame!

En la Uiss.ini mourir, je fuyais... moi, madame î Loin d'un péril sacré j osais porter mes naît L'écliafaud se dressait cl je n'aUciulais pas?

Je fuyais? .. Vous savez par quel mcnstinge l&cbe, Davison éloignait ma tèie de la .hach>'!

U me dit: Jane est libre ! trahison !

En me parlant de Jane, il ouvrit ma prison, pour la voir une fois, j’acccplai de le luivrc. Maudite soit la main qui pour flétrir, délivre î Ce n’était que mes jours que l’on voulait sauver. Mais d’un porcil bienfait j’ai su me préserver.

J'ai compris celte grâce à moi seul accordée,

Car mieux que ma prison, ma fuite était gardée. Le peuple de #a haiuc est venu me servir,

C’csl un des condamnés que l’on veutvous ravir ! Oui! me suis-je écrié, c'est Guilfort qu'on entraîne. Le chef des révoltés! l'ennemi de la reine!... Sous le nombre bientôt vos soldais ont fléchi.

El de ma liberté je me suis affranchi !

Vous voyez que vos dons flaUeni peu mon envie; Après le trône offert, je refuse la vie El repousse â jamais nn appui suborneur Qui cherche à m'enseigner comme on perd son

[honneur!

LA REINE

De l’insulie, Guilford, qui vient de m'éire faîte, de vais me discul^cr’en acceptant ta tèle.

D’ub meilleur démenti l’on ne peut te flétrir? guilfort.

Serais-je revenu, sans Vespoir de mourir?

JEANB.

Que dis-tu?

GUIIFOET.

De mourir, mais en prenant ta place!

Avec le tribunal me voici face à face:

Avant de lui répondre, il faut l'interroger :

Quel coupable et quel crime avez-vous à juger? Est-ce une faible femme en pleurs et sans défense, El dont l’àge innocent louche encore à l’enfancc? Le coupable, et de tous je veux être entendu. C'est un paru puissant, non un individu;

Un parti qui s’accroît dans toute l'Angleterre, Dont l’élan inspiré va plus loin que la terre,

Qui dans ce saint élan ne peut être arrêté.

Et qui, croyant à Dieu, croit à la liberté.

C'est un peuple qui veut, dans sa mâle attitude, Rompre le glaive en main, avec la servitude,

El SC ressouvenant des gloires d'autrefois.

En redemander compte aux caprices des rois.

De lutter contre lui vous acceptez la lâche.

Croyez-vous donc l'abattre avec un coup de hache?

Montrant la rcioe.

Gardez-vous, gardez-vous de choisir à son gré Pour le billot sanglant le front de Jane Grey, Pauvre enfant demeurée hors de toute querelle Qui passera la vie à prier Dieu pour elle*.

jans grev.

An 0 e, qui gaidm (oujoari 1 « repentir. r«

Us vous Uui ut) roupable et non pns un marUr! Coupable, je le suis plus que nul ne peut l'éire; Le parti révolté ne prend que moi pour maître. J’abhorre les faveurs, reine, que tu me lis ;

Car de .Nortbumberland je suis le digne tils ,

Kl mon perc À moi seul laisse pour héritage Ses droits à l’échafaud et sa haine en partage t LA REIXB.

Sans remords! sans remords!

GULFOHT.

Qui parle de remords.

Pour avoir respecté le testament des morts?

Si Jane Grcy n'a pris qu'un sceptre illégitime. C’est Édouard lui seul qui doit corhpte du crime, Lui seul qui, désignant un autre successeur.

Crut avoir ses raisons pour proscrire sa sœur. Traînez sur l'échafaud son image sacrée.

Osez juger la mort, la mort deihonuréc.

Flétrissant sa mémoire et proscrivant son deuil. Par la main des bourreaux exhumez son cercueil, Et que du tribunal la sentence fatale Commence par tomber sur son ombre royale!

C’est lui qu'on doit juger, myIords,lui seul et moi.

JAXB.

Vous oubliez, Guilforl , que vous n’étiez pas roi. r.ULFORT.

Sur ton front, Jane Grey, qui posa la couronne?

JAXE.

Oo ne prend pas sa part du pouvoirque l’on donne. Lv REIXB, se levant.

Assez, assei... Mylorüs, il est temps de juger Tous ses droits imposteurs qu’ils osent partager, .prononcez sur tous deux... Ils vous ont dit leurs AJanoGrcy. [litres.

Di» débat généreux voila les vrais arbitres.

Vous craignez qu’on ne veuille ici vous séparer; Leur arrêt peulavpir de quoi vous rassurer.

Votre sort est remis au tribunal auguste A qui j'ai seulement commandé d’èlre juste.

Et j'attends.

JANB.

Reine!...

GCILFORT.

Ah! viens sur ce cœur révolté, Seul asile où l’amour garde ta royauté!

LA REINE, à part.

Elle triomphe encor!

Sl'RREY.

La sentence est rendue.

• LA REINE

Liiez haut : qu’elle soit de nous tous entendue.

SURRIT lit.

« Nous tous, pairs cl grands d'Angleterre, ayant été chargés par la reine Marie de citer devant la chambre haute, Jane Grey, ülle aînée du marquis de Dorscl, duc de SutTolk, et Guilforl Dudley, dernier fils de Dudley, duc de Northumber^ land. accusés du crime de rébellion et d’usurpation de la couronne, nous avons pensé dans notre àme Cl cooscieoce et déclaré en plein tribunal

que ladite Jane Grey et (îullbirl Dudley son époux étaient coupables du crime dont on les accuse, et d’après cette déclaration nous avons voté pour la mort. »

GCILFORT.

Jane Grey condamnée!

LA HEINE, d part.

11 la verra mourir!

GULEORT.

Ah ! Marie ! cst*cc ainsi qu’uo règne doit s'ouvrir ?

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