DAVID. DAVID
Oh ! parbleu ! il n’y a pas besoin d’être deux... Où voulez-vous qu’ils aillent? ne vous dérangez pas... je vais ouvrit-! godwin.
(il va ouvrir.) ^ Dans la chambre de ton maître.
JARVIS
DAVID. <&» MARGUERITE , indignée.
Qu'ils s'éclairent eux-méraes. Je suis commis, et pas domestique.
GODWIN , s'approchant de lui.
Tu ne sais donc pas qui je suis ?
DAVID
C'est la première fois que j'ai affaire à la justice.
GODWIN
Prends garde que ce ne soit la dernière. Je m'appelle Codwin. (Mouvement de David.) Je vois que tu me connais, marche.
DAVID, passant auprès de Marguerite.
C’est celui que le peuple appelle le poignard de Jeflries. Dame Marguerite, faites tout ce qu'il vous dira. (Il sort avec deux des agens.)
GODWIN
Que t'a-t-il dit à l’oreille eu passant près de toi ?
MARGUERITE
Il ne m'a rien dit, Monseigneur.
GODWIN
Tu mens... il t’a dit mon nom... et mon surnom, peut-être... mais il n'y a pas de mal; tu n'en obéiras que mieux.
MARGUERITE
Que faut-il que je fasse ?
Ouvre ces tiroirs.
MARGUERITE
Les tiroirs du bureau de M. Jurvis?
GODWIN
Les tiroirs du bureau de M. Jarvis.
MARGUERITE
C’est Mademoiselle qui eu a les clés.
GODWIN
Eh bien! demande les clés à Mademoiselle.
MARGUERITE
Mais elle dort , pauvre enfant.
GODWIN
RéveiUc-la.
MARGUERITE
Mais, Monsieur...
GODWIN
Allons, obéis.
MARGUERITE
J'y vais. {Elle entre cher Cordelia.) Oh! mon Dieu ! mon Dieu!
GODWIN
Qu’est-ce que c’est ?
MARGUERITE, dans la chambre de Cordelia.
M l,# Cordelia! M lle Cordelia!
GODWIN
C’est incroyable ! ces filles de marchand qui vous prennent des noms de filles de roi !
MARGUERITE, revenant.
Ah! Monsieur! Monsieur!
GODWIN
Qu'as-tu donc?
MARGUERITE
M ,,# Cordelia qui n’est pas dans sa chambre.
GODWIN
Qu’est-ce que cela me fait, à moi !
MARGUERITE
Où peut-elle être, mon Dieu !
GODWIN
Où sont les jeunes filles, quand on ne sait pas ou clics sont? <
Oh! Monsieur!..
GODWIN
Dépéchons... les clés ?
MARGUERITE
Les voici. Elle les avait laissées sur la table.
Allons, les tiroirs.
MARGUERITE, .V elle- même, en ouvrant les tiroirs. A celte heure, et un jour comme celui-ci.
GODWIN, à l’agent qui est resté avec lui.
Prends tontes ces paperasses.
MARGUERITE
Mais c’est la correspondance de M. Jarvis.
GODWI N.
Justement, c’est ce que je cherche... l’autre? MARGUERITE.
Mais, dans celui-ci , ce sont les reçus.
GODWIN
Prends les reçus... on le croira sur parole.
N'est-re pas le plus honnête homme de Londres ?
MARGUERITE
Flic aura profité du moment où je fermais la boutique avec David.
GODWIN
Kst-cc tout?
MARGUERITE
Où est-elle allée ?..
GODWIN
Est-ce tout?
Mais vous le voyez bien , puisqu'il n’y n que deux tiroirs!
GODWIN , à l’agent.
Fais une liasse de tout cela ; je l'examinerai à loisir. (David et les deux agens rentrent.) Eh bien? DAVID.
Voilà ce qu'ils ont trouvé, et Ils m’ont forcé ; de faire le paquet encore. Oh! si je les rattrape...
GODWIN
Tu raisonnes je crois... (Aux agens.) Maintenant , visitez cette autre chambre.
(Les deux agens entrent dans la chambre 5 gauche.) MARGUERITE.
La chambre de Mademoiselle?.. Hélas! mon i Dieu ! elle n’a rien à cacher.
GODWIN
Excepté ses lettres d’amour ? mais ne crains rien , nous sommes discrets.
David, à lui-même, entre ses dents.
En tous cas, ce n’est pas à toi qu’elle en écrira , sois tranquille.
GODWIN
Pourquoi mâches-tu la moitié de tes paroles?
je n’en voudrais rien perdre.
DAVID
C’est un défaut que j’ai dans le gosier.
' Je connais un remède souverain pour les maux de gosier; et pour savoir ce que c’est , tu vas me suivre.
DAVID
Je ne suis pas curieux.