SCÈNE XX
Les MÊMES, AMÉLIE”’’. ,
CBATEAUGREDIN.
•Ma femme!..
AMÉLIE, entrant en éclatant de rire.
Ah! ah! ah! ah! que la jalousie nous rend parfois ridicules!
JE CnOOrE MA TANTE.
CHATEAL'GREDIN, (tupéfait.
Hein?
AMÉI.IE, riant.
Soixante-dix ans, un cha|teau orange et une verrue...
CIIATEAL'CnEniIS, vivement.
Sur le nez!!! (a part.) La inén*! c’élail la mère!!!
AMÉLIE
Elle venait nous donner congé !
nÉRISSART, re|;ardaût le portrait.
Mais, ce portrait...
CHATF.AlGREniN, vivement.
Je l’avais fait saisir pour mes termes.
IIÉIIISSART.
Ce n'est pas là une femme de soixante-dix ans !
AMÉLIE
effet.
CnATEAUGREDIN.
C’est quand elle était jeune ; la verrue a poussé depuis.
AMÉLIE
Mais pourquoi celle comédie avec mon oncle?
CHATEAt’GREDlN, d’iin ton digne et révère.
Amélie, tu étais jalouse... j’ai voulu te donner une leçon !
AMÉLIE
Ainsi, tu me jures que pendant mon voyage ..
CMATEAV'CREDIN.
Je le jure! (a part.) C’est ici qu’une craque est un devoir .sacré. (Haut.) Ah! quel malheur que tu n’aies pas reçu ma lettre à Trouville,., la dernière... j’étais inspire... je t’y disais les choses les plus frétillantes !
AMÉLIE
Sois tranquille, on me la renverra !
CHATEADGREDIN.
Hein?
HÉRISSART, tirant une lettre de sa poche.
Tiens! le portier vient de me la remettre.
CIIATEAUGREDm, à part.
Nom d’un petit bonhomme I ma lettre à Anats!
AMÉLIE
Voyons !
CHATEAUGRpDIN.
Donne! je vais te la lire!
AMÉLIE
Non ! éclaire-moi ! (Chalcaugredîn va chercher un flambeau.) VoyotlS comment tu écris quand tu es inspiré. (Elle décocbcite la lettre.) CHATEAUGREDINjà part.
Sacredié! moi qui l’appelle « mon petit lézard bleu! »